Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Afrique

L’ONU dénonce les atrocités et les tueries massives au Soudan du Sud

Le secrétaire général adjoint de l’ONU aux Droits de l’homme, Ivan Simonovic, a dressé un tableau noir de la situation au Soudan du Sud. Phil Moore/AFP

L'ONU a dénoncé hier le recrutement d'enfants-soldats dans le violent conflit du Soudan du Sud ainsi que de multiples atrocités et tueries massives. Ainsi, après Human Rights Watch, l'ONU a dénoncé à son tour des tueries dans le conflit qui oppose depuis plus d'un mois l'armée fidèle au président Salva Kiir et une rébellion hétéroclite, conduite par l'ancien vice-président Riek Machar. « Les informations qui nous parviennent font état de tueries massives, d'exécutions extrajudiciaires, de destructions à grande échelle, de pillages et de recrutement d'enfants-soldats », a déclaré à Juba le secrétaire général adjoint de l'ONU aux Droits de l'homme, Ivan Simonovic. L'Unicef, l'agence de l'ONU pour l'enfance, a ajouté disposer également « d'informations crédibles sur la participation d'enfants au conflit », sans donner de précisions, notamment sur le nombre d'enfants. « Nous avons entendu dire que de nombreux enfants-soldats étaient recrutés par ce qu'on appelle l'Armée blanche », une milice de l'ethnie Nuer, celle de M. Machar, qui sévit dans l'État du Jonglei aux côtés des forces fidèles à l'ancien vice-président, a ajouté M. Simonovic.
Ce dernier a jugé crucial que les coupables de violations des droits de l'homme rendent des comptes. « Dans les prochaines semaines nous révélerons les rapports préliminaires » d'enquête, a-t-il dit. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, avait prévenu le mois dernier que les accusations de crimes contre l'humanité feraient l'objet d'enquêtes. Les deux camps ont été mis en cause par l'ONU et des ONG, et M. Somonovic a averti que les coupables pourraient être jugés pour crimes de guerre.
Sur le plan militaire, après Bentiu, Malakal, dans la province pétrolière du Haut-Nil, est devenue le théâtre d'une des batailles les plus dures. Lundi, les rebelles ont lancé une offensive pour conquérir la ville qui a changé déjà deux fois de mains depuis le début du conflit le 15 décembre. Mais le gouvernement et les rebelles affirmaient encore jeudi tous deux la contrôler. « Le commandant de Malakal n'est plus accessible depuis hier », a cependant déclaré hier le porte-parole de l'armée, Philip Aguer, sans autre détail. Les Nations unies abritent quelque 20 000 civils dans une base dans la ville. Des dizaines de civils y ont été blessés par des balles perdues, obligeant les Casques bleus à effectuer des tirs de sommation.
Pendant ce temps, de nombreux habitants de Malakal tentent de gagner le Soudan, dont le Soudan du Sud a fait sécession en juillet 2011 après une longue guerre civile. Au poste de Joda, où la région du Haut-Nil au Soudan du Sud rejoint celle du Nil Blanc au Soudan, des centaines d'enfants en pleurs et d'adultes fatigués patientent sous le soleil.

(Source : AFP)

L'ONU a dénoncé hier le recrutement d'enfants-soldats dans le violent conflit du Soudan du Sud ainsi que de multiples atrocités et tueries massives. Ainsi, après Human Rights Watch, l'ONU a dénoncé à son tour des tueries dans le conflit qui oppose depuis plus d'un mois l'armée fidèle au président Salva Kiir et une rébellion hétéroclite, conduite par l'ancien vice-président Riek Machar. « Les informations qui nous parviennent font état de tueries massives, d'exécutions extrajudiciaires, de destructions à grande échelle, de pillages et de recrutement d'enfants-soldats », a déclaré à Juba le secrétaire général adjoint de l'ONU aux Droits de l'homme, Ivan Simonovic. L'Unicef, l'agence de l'ONU pour l'enfance, a ajouté disposer également « d'informations crédibles sur la participation d'enfants au conflit »,...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut