La Première ministre thaïlandaise Yingluck Shinawatra a appelé hier les manifestants mobilisés contre elle depuis plus de deux mois à accepter de régler la crise politique qui s'enlise par l'intermédiaire des urnes, au troisième jour d'une opération de « paralysie » de la capitale. Les militants qui bloquent depuis lundi des carrefours majeurs de la capitale veulent se débarrasser de ce qu'ils appellent le « système Thaksin », du nom du frère de Yingluck qu'ils haïssent. L'ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra, chassé par un coup d'État militaire en 2006, reste malgré son exil le facteur de division du pays entre les masses rurales et urbaines défavorisées du Nord et du Nord-Est qui l'adorent, et les élites de Bangkok proches du palais royal qui le voient comme une menace pour la monarchie.
Mais les manifestants ont déjà fait savoir qu'ils ne voulaient pas d'élections qui ont toutes les chances de voir une nouvelle fois la victoire des pro-Thaksin, vainqueurs de toutes les législatives depuis plus de dix ans. Ils réclament en revanche la mise en place d'un « conseil du peuple » non élu qui entreprendrait une réforme électorale avant un nouveau scrutin, pas avant un an.
Alors que l'opération « paralysie » s'était jusque-là passée sans incident, les tensions sont montées d'un cran dans la nuit de mardi à mercredi. Deux personnes ont ainsi été légèrement blessées par des tirs sur un rassemblement de manifestants dans le centre-ville.
(Source : AFP)
Moyen Orient et Monde - Thaïlande
Résoudre la crise passe par les urnes, insiste Yingluck Shinawatra
OLJ / le 16 janvier 2014 à 00h00


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