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Nos lecteurs ont la parole - Salim F. Dahdah

À propos des lettres de Mohammad Chatah

C'est en lisant l'article de Ayman Mhanna, membre du comité exécutif du Renouveau démocratique, paru dans L'Orient-Le Jour du 6 janvier 2014, que j'ai à nouveau constaté combien le sort avait été implacable ces dernières années à l'égard du Liban, déjà meurtri par 39 années de misères et de déstabilisation. Il y a en effet, rajouté au lourd bilan des morts de la guerre de 1975 et de ses prolongements non moins dramatiques, une liste impressionnante de personnalités disparues, martyres à la fois de la cause qu'elles défendaient et de leur attachement à une patrie indépendante, libre, démocratique et souveraine.
Je voudrais, à l'occasion, rebondir sur le contenu de l'article de M. Mhanna et le rassurer que beaucoup d'esprits libres et indépendants partageaient les inquiétudes et les objectifs de Mohammad Chatah et de mon ami Nassib Lahoud, Dieu ait leur âme, et que leur disparition ne devra en aucune façon interrompre la réalisation de leurs volontés et de leurs convictions.
Je voudrai aussi profiter de cette tribune pour encourager le parti du Renouveau démocratique, les partis du 14 Mars et tous ceux qui partagent ces mêmes objectifs au sein du 8 Mars à se mobiliser pour construire une véritable « République citoyenne » (cf. mon article du mercredi 27 févier 2013, sous le titre : « La République citoyenne verra-t-elle enfin le jour ? »), et répondre ainsi aux souhaits de ces deux grands disparus qui cherchaient à juguler la corruption au sein de la classe politique. En adoptant, s'ils le jugent convaincant, le projet d'appel dans ce sens que nous avions élaboré il y a plus d'un an, Hassan Rifaï et moi-même, sous le titre : « Je m'engage », pourrait peut-être y apporter un début d'action. Ce document s'adressait en effet à tous les élus du peuple à l'Assemblée nationale, aux responsables politiques, aux représentants des partis, aux militaires, religieux, cadres de la fonction publique et représentants des organisations de la société civile. Il leur était demandé de le signer et de s'y astreindre. La succession des événements n'a malheureusement pas permis de le concrétiser et d'en assurer la pleine réalisation (voir ci-bas le texte de l'appel en question).
J'attendais aussi personnellement le début de la nouvelle année pour fixer un rendez-vous avec Mohammad Chatah pour débattre d'un autre sujet qui me tient à cœur et pour lequel je me suis mobilisé depuis quelques années, et qui s'inscrit dans un registre pas très éloigné du sien (l'appel de Baabda) et au sujet duquel j'ai déjà maintes fois écrit, j'entends la neutralité permanente et définitive du Liban. Le destin en a décidé autrement. Là aussi je profite de cette occasion pour lancer un appel en faveur d'une action institutionnelle à entreprendre sur le terrain par des députés convaincus, pour avancer dans cette initiative, qui est bien plus qu'un rêve, un impératif et une police d'assurance-vie pour l'entité libanaise.

C'est en lisant l'article de Ayman Mhanna, membre du comité exécutif du Renouveau démocratique, paru dans L'Orient-Le Jour du 6 janvier 2014, que j'ai à nouveau constaté combien le sort avait été implacable ces dernières années à l'égard du Liban, déjà meurtri par 39 années de misères et de déstabilisation. Il y a en effet, rajouté au lourd bilan des morts de la guerre de 1975 et de ses prolongements non moins dramatiques, une liste impressionnante de personnalités disparues, martyres à la fois de la cause qu'elles défendaient et de leur attachement à une patrie indépendante, libre, démocratique et souveraine.Je voudrais, à l'occasion, rebondir sur le contenu de l'article de M. Mhanna et le rassurer que beaucoup d'esprits libres et indépendants partageaient les inquiétudes et les objectifs de Mohammad Chatah et...
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