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Économie - Liban - Énergie

Pétrole et gaz : la clôture de l’appel d’offres repoussée au 10 avril

Au cours de sa conférence de presse hier, M. Bassil a remercié « les compagnies qui ont fait le pari d’investir au Liban malgré des conditions difficiles ».

Pour la troisième et « dernière » (?) fois, la clôture de l'appel d'offres pour la première attribution des licences d'exploration pétrolière dans les eaux territoriales libanaises a été reportée au 10 avril prochain. Cette annonce a été faite hier par le ministre sortant de l'Énergie et de l'Eau Gebran Bassil, au cours d'une conférence de presse en présence des membres de l'Autorité de régulation du dossier pétrolier et de la plupart des représentants des 46 compagnies qualifiées.
La pierre d'achoppement du dossier ? Deux décrets nécessaires pour poursuivre l'appel d'offres (un décret définissant les blocs offshore et un autre approuvant le contrat d'exploration et de production) et qui n'ont pas pu être votés depuis la démission du gouvernement. Certains arguent qu'il n'est pas dans les prérogatives d'un gouvernement démissionnaire de voter des décrets, d'autres soutiennent que dans un cas d'urgence et de priorité nationale, il peut convoquer une réunion extraordinaire pour le faire. M. Bassil a remercié « les compagnies qui ont fait le pari d'investir au Liban malgré des conditions difficiles » et a indiqué comprendre « celles qui hésitent ou qui ont décidé de retirer leur candidature ». Aucun détail sur leur nombre n'a pour l'instant été communiqué.
« Pour la suite, le meilleur des scénarios serait la formation rapide d'un gouvernement qui approuve les deux décrets, sinon il faudrait que le gouvernement démissionnaire prenne à sa charge ce dossier, et si ce n'est pas le cas, l'appel d'offres devra quand même se poursuivre sans la décision du gouvernement, a assuré M. Bassil, faute de quoi le Liban perdrait toute sa crédibilité auprès des grandes compagnies internationales ». Mardi, le chef de l'État Michel Sleiman avait de son côté abordé le sujet en mettant en garde contre « toute précipitation dans l'adjudication des travaux de prospection », expliquant les dangers d'une surproduction sur l'économie nationale.
« Certains hommes politiques essaient de faire croire aux citoyens qu'il vaudrait mieux abandonner l'exploration gazière et pétrolière, que ce "trésor" est la face caché de la "malédiction du Liban" », a poursuivi le ministre. Reprenant l'expression, l'écologiste et conseiller en développement durable Mazen Abboud s'est dit « préoccupé des dimensions politiques que prend le dossier ». « Il ne faudrait pas que le pétrole finisse par fragmenter encore plus le pays et le meilleur rempart contre ce scénario consiste dans la formation d'un gouvernement capable de gérer professionnellement le dossier, loin des intérêts personnels », a-t-il ajouté.


Pour la troisième et « dernière » (?) fois, la clôture de l'appel d'offres pour la première attribution des licences d'exploration pétrolière dans les eaux territoriales libanaises a été reportée au 10 avril prochain. Cette annonce a été faite hier par le ministre sortant de l'Énergie et de l'Eau Gebran Bassil, au cours d'une conférence de presse en présence des membres de...

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