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Moyen Orient et Monde - Chine

Des heurts au Xinjiang font 8 tués ; les Ouïghours musulmans protestent

Huit assaillants ont été tués hier par la police lors de l'attaque d'un commissariat au Xinjiang, selon les autorités, dernier épisode de la vague de violences qui a agité cette année cette immense région musulmane de l'ouest de la Chine, rétive à la tutelle de Pékin.
Neuf personnes, armées de couteaux, ont « lancé des engins explosifs » et « incendié un véhicule de police », avant que les forces de l'ordre n'ouvrent le feu, a indiqué le site officiel du gouvernement du Xinjiang. « La police a agi de façon décisive, abattant huit personnes et interpellant une neuvième », précise le communiqué des autorités, sans faire mention de blessés parmi les policiers.
L'incident est survenu tôt hier dans le district de Shache – ou Yarkand dans la langue ouïghoure –, à environ 200 km au sud-est de la ville de Kashgar. Pour les autorités, il s'agit d'une « attaque terroriste » – un terme régulièrement employé par Pékin pour qualifier les violences récurrentes au Xinjiang, vaste région semi-désertique dont les Ouïghours, musulmans turcophones, constituent la principale minorité. Les tensions y sont extrêmement vives entre les Han, l'ethnie majoritaire en Chine, et les Ouïghours, qui se disent victimes d'une politique répressive à l'encontre de leur religion, de leur langue et de leur culture. « La violente attaque » contre le commissariat à Yarkand « témoigne encore une fois de la nature antisociale et contraire à l'humanité des "trois forces malveillantes" », a commenté Qin Gang, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, faisant référence dans le langage officiel de Pékin au « séparatisme ethnique », à l'extrémisme religieux et au terrorisme, censés sévir dans la région.
« Abattre purement et simplement des contestataires accusés de soi-disant actes de terrorisme est devenu aujourd'hui le dernier moyen de réprimer les Ouïghours », s'est indigné hier Dilshat Rexit, porte-parole du Congrès mondial ouïghour, une organisation en exil de défense des droits de cette minorité. « Les Ouïghours souffrent de discrimination et d'humiliation et font toujours face à une situation de crise concernant leur survivance et leur religion », a-t-il ajouté.
(Source : AFP)

Huit assaillants ont été tués hier par la police lors de l'attaque d'un commissariat au Xinjiang, selon les autorités, dernier épisode de la vague de violences qui a agité cette année cette immense région musulmane de l'ouest de la Chine, rétive à la tutelle de Pékin.Neuf personnes, armées de couteaux, ont « lancé des engins explosifs » et « incendié un véhicule de police », avant que les forces de l'ordre n'ouvrent le feu, a indiqué le site officiel du gouvernement du Xinjiang. « La police a agi de façon décisive, abattant huit personnes et interpellant une neuvième », précise le communiqué des autorités, sans faire mention de blessés parmi les policiers.L'incident est survenu tôt hier dans le district de Shache – ou Yarkand dans la langue ouïghoure –, à environ 200 km au sud-est de la ville de...
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