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Économie - États-Unis

Le 1er janvier, nouveau test pour la réforme de la santé d’Obama

L'obamacare est destinée à fournir une assurance-santé à quelque 40 millions d'Américains jusqu'ici privés de couverture maladie.

Le président Barack Obama attendu au tournant par l’opposition sur la couverture maladie. Brendan Smialowski/AFP

La nouvelle année marquera demain l'entrée en vigueur de l'obamacare pour plusieurs centaines de milliers d'Américains, un test délicat pour le président démocrate attendu au tournant par l'opposition républicaine.
Le « Patient Protection and Affordable Care » (loi sur les soins abordables), réforme phare de Barack Obama destinée à fournir une assurance santé à quelque 40 millions d'Américains jusqu'ici privés de couverture maladie, a connu depuis le 1er octobre un démarrage chaotique dans sa phase de préinscription que les républicains ont exploité dans la perspective des élections de mi-mandat de 2014.
À l'affût, les conservateurs mettent en garde contre un nouveau fiasco lorsqu'à partir du 1er janvier, les inscrits feront valoir leurs droits au remboursement chez leur médecin.
Les démocrates préfèrent la version optimiste d'une lente montée en puissance du système, qui permettra à la Maison-Blanche de rebondir en vue de l'échéance électorale de novembre.
Selon le gouvernement, 1,1 million d'Américains avaient souscrit dimanche à une assurance-maladie via le site Internet fédéral Healthcare.gov, qui couvre 36 États.
Ce chiffre n'intègre pas les inscriptions dans les 14 États qui gèrent eux-mêmes leur système de santé, dont la Californie, l'État de New York ou le Connecticut, et où la réponse à l'obamacare a été enthousiaste. Le nombre de souscriptions atteindra donc probablement 1,5 million au total.
Cela reste loin des 3,3 millions de souscriptions espérées par l'administration à cette date mais représente une très forte hausse par rapport au mois dernier, où 150 000 personnes à peine s'étaient inscrites en raison des déboires informatiques du site Healthcare.gov, à l'origine d'une baisse de popularité du président.

Centres d'appel
L'une des craintes du gouvernement et des cadres du secteur de l'assurance est que les patients pris en charge dans les premiers jours de 2014 ne soient pas remboursés immédiatement. Un haut responsable de l'administration admet qu'il y aura sans doute des difficultés. « Nous devons les anticiper et nous assurer que notre réponse est prête », dit-il.
Le gouvernement dit avoir mis en place des centres d'appel et les médecins relativisent les problèmes à venir, se disant habitués à gérer des changements dans la couverture santé de leurs patients. Certains sont prêts à accepter des retards de paiement.
Au cours de la semaine passée, les républicains ont cependant fait savoir qu'ils surveilleraient de près la mise en place de l'obamacare.
« Nous continuons à retenir notre souffle en nous attendant au pire », déclare le représentant du Michigan Fred Upton, qui mène la charge contre la réforme à la Chambre.
Mais certains démocrates, comme l'ancienne « speaker » Nancy Pelosi, voient dans le démarrage concret de la loi un tournant qui finira par profiter à Barack Obama et son parti.
« D'ici au printemps, je pense que la loi sur les soins abordables sera soit un non-événement politique soit un plus pour les démocrates », dit-elle.

(Source : Reuters)

La nouvelle année marquera demain l'entrée en vigueur de l'obamacare pour plusieurs centaines de milliers d'Américains, un test délicat pour le président démocrate attendu au tournant par l'opposition républicaine.Le « Patient Protection and Affordable Care » (loi sur les soins abordables), réforme phare de Barack Obama destinée à fournir une assurance santé à quelque 40 millions d'Américains jusqu'ici privés de couverture maladie, a connu depuis le 1er octobre un démarrage chaotique dans sa phase de préinscription que les républicains ont exploité dans la perspective des élections de mi-mandat de 2014.À l'affût, les conservateurs mettent en garde contre un nouveau fiasco lorsqu'à partir du 1er janvier, les inscrits feront valoir leurs droits au remboursement chez leur médecin.Les démocrates préfèrent la...
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