Le député Mohammad Raad, chef du bloc du Hezbollah, a souligné que « nous nous devons d'être les bâtisseurs de la patrie, à l'heure où les institutions s'effondrent à cause de la concurrence, des convoitises et de la non-prévoyance ». Mettant en garde contre le takfirisme, « dont les adeptes ne connaissent ni logique humaine, ni respect de l'inviolabilité des mosquées, ni des couvents », M. Raad a souligné que « c'est là un véritable danger dont nous devons prendre conscience afin d'en éviter les répercussions », précisant que « le temps presse ».
S'exprimant lors d'une cérémonie à Jarjouh, regroupant des notables de Jezzine et de l'Iqlim el-Kharroub, il a valorisé à ce stade « le partenariat national » et appelé les parties à revenir « au dialogue et à l'entente ». « Si la table de dialogue ne vous plaît pas en la forme, nous sommes prêts à la modifier, et si l'ordre du jour ne vous convient pas, nous élaborerons ensemble un ordre du jour convenable, a-t-il déclaré. Mais par votre silence, vous vous dirigez droit vers le ravin. » « Qui vous entendra lorsque vous deviendrez des réfugiés dans d'autres pays ? » a-t-il encore demandé, à l'adresse du 14 Mars. Notons sur ce point que des sources du Hezbollah citées par le site d'informations NowLebanon ont indiqué que le discours de Hassan Nasrallah est « une opportunité » (à saisir), tout en se disant « prêts à une confrontation éventuelle ».
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De son côté, le député du Hezbollah, Nawwaf Moussaoui, a réaffirmé que « si les takfiristes remportent la bataille en Syrie, le Liban ne pourra perdurer ». « Dire que le Liban n'a que faire de ce qui se passe en Syrie, c'est pratiquer la politique de l'autruche », a-t-il relevé, indiquant que « ceux qui critiquent le devoir national que nous accomplissons en Syrie en protégeant le Liban des groupes takfiristes n'ont jusque-là assumé aucune responsabilité nationale face à cette menace ». « Jusqu'à cet instant, le 14 Mars ne reconnaît pas la présence d'un terrorisme takfiriste en territoire libanais, a-t-il ajouté. Il existe même des parties au Liban, à l'échelle de l'État, qui se laissent influencer par ce camp politique », a-t-il déploré.
Se prononçant sur le dossier ministériel, Nawwaf Moussaoui a affirmé que « nous tentons de faire sortir le pays de la logique de la paralysie des institutions où d'aucuns s'enlisent ». « Ceux qui estiment que le gouvernement actuel ne fait qu'expédier les affaires courantes et ne peut se réunir ont omis le fait que la définition étroite des affaires courantes inclut l'urgence et la nécessité de contrer la menace sioniste sur le pétrole et le gaz », a-t-il souligné. S'agissant de la formation du nouveau cabinet, il a estimé que « tout cabinet qui ne se base pas sur la juste représentation est inconstitutionnel et inexistant ».
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11 h 13, le 24 décembre 2013