« La crise a atteint un degré inquiétant », a affirmé Tammam Salam hier. Photo Dalati et Nohra
Dans un message qu'il a adressé aux Libanais à l'occasion des fêtes de fin d'année, le Premier ministre désigné, Tammam Salam, a souligné la gravité de la crise politique « qui a atteint un degré inquiétant au point d'être devenu une véritable menace pour notre paix, notre stabilité et notre tissu social ».
« Les Libanais ont vu dans les odieux attentats terroristes à Beyrouth et dans sa banlieue sud, ainsi qu'à Tripoli, à Saïda et dans la Békaa, l'image du gouffre de sécurité dans lequel le pays peut glisser si la vie politique demeure paralysée, si le dialogue calme et responsable reste absent et si la scène intérieure demeure une terre fertile ouverte à tout genre d'instincts nourris par un discours politique tendu », a encore averti M. Salam.
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Il a estimé que « le repli sur soi, le maintien des susceptibilités sectaires et de la paralysie des institutions sont autant de recettes pour la persistance de la paralysie, de la décrépitude de la société et du déclin de l'État », avant de juger que le seul moyen possible pour les éviter « réside dans l'ouverture, la tolérance et le dialogue, ainsi que dans la conjugaison des efforts pour parvenir à des solutions susceptibles de sauver le pays et de préserver son avenir ainsi que le droit de ses fils à une vie libre et digne ».
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M. Salam a estimé que les Libanais « sont capables d'opter pour ce moyen en opérant un retour aux mécanismes de leur système démocratique et de ses textes constitutionnels sans subir d'autres influences ». Il a insisté sur le fait que « le présent des Libanais ne doit pas être prisonnier de la logique de l'incapacité et du vide, et leur avenir ne doit pas être otage d'un futur attendu par d'autres ».
Le Premier ministre, qui a exprimé l'espoir que la nouvelle année permettra au Liban de sortir de la crise, a reçu hier dans la journée M. Élie Abboud, député français d'origine libanaise.
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11 h 18, le 24 décembre 2013