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Liban

Najjar : Le climat se prête à un nouveau gouvernement neutre

L'ancien ministre de la Justice, Ibrahim Najjar, a estimé que « l'ambiance se prête désormais à la formation d'un nouveau gouvernement, qui doit nécessairement être neutre ». L'obligation de neutralité serait liée au « simple fait que le camp du 14 Mars ne veut pas prendre part à un gouvernement d'unité nationale, au regard des circonstances actuelles que nous traversons », a-t-il précisé, s'attardant dans ce cadre sur le récent discours du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah.
Commentant ce discours dans une entrevue télévisée, Ibrahim Najjar l'a jugé « inefficace parce qu'il n'a fait que déclencher une série de réactions négatives, surtout sur la question ministérielle et l'attachement du 8 Mars à la formule 9-9-6 (neuf portefeuilles respectifs au 8 et au 14 Mars, et six aux centristes, ndlr) ». L'ancien ministre a critiqué en outre « les menaces implicites » perceptibles dans le discours de Nasrallah. « Le discours du 8 Mars se résume à des menaces et des mises en garde à l'adresse du président de la République et du Premier ministre désigné, contre la formation d'un gouvernement neutre », a-t-il dénoncé.
S'agissant précisément des effets juridiques de la formation d'un cabinet neutre, il a fait état de deux issues possibles, au cas où ce cabinet n'obtient pas le vote de confiance du Parlement : « Soit le Premier ministre désigné Tammam Salam démissionne, auquel cas le processus des consultations parlementaires est de nouveau enclenché, avec possibilité de former un cabinet d'union nationale ; soit le nouveau cabinet se charge de l'expédition des affaires courantes. »
Il a précisé par ailleurs, en réponse à une question, que si les menaces du 8 Mars de ne pas remettre les portefeuilles qu'il détient actuellement aux nouveaux ministres sont mises en œuvre, cette démarche équivaudrait à « une situation de fait, assimilable à un coup d'État, puisque nulle légitimité ne surpasse celle du décret de formation du nouveau cabinet ».
Il a par ailleurs rejeté les allégations sur la possibilité de renflouer le cabinet Mikati, « dont la démission a été acceptée par décret ». Il a également relevé que « l'expédition des affaires courantes fait l'objet d'un consensus, comme le prouve par exemple le paiement annuel de la part du Liban au TSL, que le Premier ministre sortant a honoré sans passer par le Conseil des ministres ».
Saluant par ailleurs les positions « souverainistes et audacieuses du président de la République », Ibrahim Najjar a néanmoins estimé, à l'instar du chef de l'État, que la prorogation du mandat présidentiel serait « une prorogation de la crise, à l'heure où nous voulons une solution ».
Interrogé enfin sur le TSL, et précisément le procès de l'assassinat du président Hariri, qui s'ouvre le 16 janvier prochain, il a souligné que « le TSL détient de nombreuses données et informations non encore publiées ».

L'ancien ministre de la Justice, Ibrahim Najjar, a estimé que « l'ambiance se prête désormais à la formation d'un nouveau gouvernement, qui doit nécessairement être neutre ». L'obligation de neutralité serait liée au « simple fait que le camp du 14 Mars ne veut pas prendre part à un gouvernement d'unité nationale, au regard des circonstances actuelles que nous traversons », a-t-il précisé, s'attardant dans ce cadre sur le récent discours du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah.Commentant ce discours dans une entrevue télévisée, Ibrahim Najjar l'a jugé « inefficace parce qu'il n'a fait que déclencher une série de réactions négatives, surtout sur la question ministérielle et l'attachement du 8 Mars à la formule 9-9-6 (neuf portefeuilles respectifs au 8 et au 14 Mars, et six aux centristes,...
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