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Économie - Exportations

Le transport terrestre à travers la Syrie à 30 % de son activité habituelle

Le président du Conseil de développement des exportations industrielles Khaled Farchoukh a indiqué hier qu'après plusieurs mois où le transport terrestre de marchandises à travers la Syrie était près de 0, il fonctionne désormais à 30 % de son activité normale, soit entre 40 et 50 poids lourds par jour.
Le responsable explique que la situation sécuritaire en Syrie a poussé les prix du transport terrestre vers le haut, ainsi que les prix des polices d'assurance (de 100 %) « qui ne couvrent pas les aléas de la guerre ou du vol », précise-t-il.
Les coûts du transport terrestre ont flambé de 30 à 40 %, indique Khaled Farchoukh qui cite à titre d'exemple que le coût d'un trajet terrestre du Liban vers l'Arabie saoudite a augmenté de 1 800 à 2 400 dollars, celui d'un trajet vers les Émirats arabes unis de 2 200 à 2 800, voire 3 000 dollars. Il en est de même pour les trajets vers le Qatar.
« Les exportateurs se sont résignés à utiliser les transports terrestres vu les prix exorbitants du transport maritime », a souligné le responsable. Il met également en avant les tarifs portuaires très élevés que pratique l'Arabie saoudite aussi. « On s'étonne que les responsables libanais n'aient pas entrepris des discussions avec les autorités saoudiennes afin de leur demander des tarifs spéciaux pour le Liban, histoire de dépasser cette phase critique », a parallèlement déploré M. Farchoukh.

« Les exportations industrielles n'ont pas augmenté »
Par ailleurs, le président du Conseil de développement des exportations industrielles s'est indigné contre les propos du ministère de l'Industrie qui prétend que les exportations industrielles ont augmenté. « Dans leurs calculs, ils prennent en considération les exportations de mazout. Si on soustrayait de l'équation les exportations de mazout, il s'avère que les exportations industrielles ont accusé une baisse de l'ordre de 3 % cette année », a-t-il ainsi déploré en précisant que le mazout « n'est même pas une production nationale ». « Il n'est pas normal que pour montrer que les exportations augmentent, le ministère inclut les produits pétroliers », a-t-il ajouté.
Khaled Farchoukh avoue qu'il est difficile de prendre des initiatives avec un gouvernement paralysé et espère que le gouverneur de la BDL Riad Salamé va octroyer aux industriels des prêts subventionnés.

Le président du Conseil de développement des exportations industrielles Khaled Farchoukh a indiqué hier qu'après plusieurs mois où le transport terrestre de marchandises à travers la Syrie était près de 0, il fonctionne désormais à 30 % de son activité normale, soit entre 40 et 50 poids lourds par jour.Le responsable explique que la situation sécuritaire en Syrie a poussé les prix du transport terrestre vers le haut, ainsi que les prix des polices d'assurance (de 100 %) « qui ne couvrent pas les aléas de la guerre ou du vol », précise-t-il.Les coûts du transport terrestre ont flambé de 30 à 40 %, indique Khaled Farchoukh qui cite à titre d'exemple que le coût d'un trajet terrestre du Liban vers l'Arabie saoudite a augmenté de 1 800 à 2 400 dollars, celui d'un trajet vers les Émirats arabes unis de 2 200...
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