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Moyen Orient et Monde - Diplomatie

Syrie : l’Arabie saoudite agira « avec ou sans l’Occident »

Le départ d'Assad n'est plus une priorité pour les grandes puissances, qui préféreraient maintenir les alaouites à la tête de l'appareil sécuritaire.

L'Arabie saoudite, farouche opposante au régime de Bachar el-Assad et à l'Iran chiite, fera « cavalier seul » et continuera à prêter main-forte aux rebelles syriens, a affirmé l'ambassadeur saoudien à Londres hier.


Apostrophant ses « amis et partenaires occidentaux » dans un éditorial pour le New York Times au langage très direct, Mohammad ben Nawaf ben Abdel Aziz al-Saoud estime que les relations du royaume avec ses partenaires « ont été mises à l'épreuve principalement en raison de différends sur l'Iran et la Syrie ». « Les choix de politique étrangère effectués dans certaines capitales occidentales hypothèquent la stabilité de la région et, potentiellement, la sécurité de tout le monde arabe », écrit-il. Revendiquant son statut de « cavalier seul », Riyad, explique l'ambassadeur, « n'a d'autre choix que d'agir avec davantage de détermination dans les affaires internationales ». Mettant en avant ses « responsabilités » en matières économique et politique, le royaume, écrit-il, « agira pour assumer ces responsabilités, avec ou sans le soutien de nos partenaires occidentaux ».

À ceux s'inquiétant que des jihadistes liés à el-Qaëda s'arrogent trop de place au sein de la rébellion en Syrie, Mohammad ben Nawaf ben Abdel Aziz al-Saoud répond qu'il est « trop facile pour certains d'utiliser la menace des actes terroristes d'el-Qaëda comme excuse à l'hésitation et à l'inaction », assurant le soutien du royaume à l'Armée syrienne libre et à l'opposition syrienne. « Le moyen de prévenir l'avènement de l'extrémisme en Syrie et autre part est de soutenir les hérauts de la modération : financièrement, matériellement et, oui, militairement si nécessaire », juge le diplomate.


Sur un autre plan, les pays occidentaux ont prévenu l'opposition syrienne que les pourparlers de paix prévus en janvier en Suisse pourraient ne pas conduire à la mise à l'écart de Bachar el-Assad en raison d'un risque islamiste en Syrie, a-t-on appris auprès de responsables de la Coalition nationale syrienne (CNS). Évoquant la possibilité que Bachar el-Assad organise une élection présidentielle à l'expiration officielle de son mandat en 2014, un dirigeant de la CNS a déploré : « Certains ne semblent même pas se soucier du fait qu'il puisse se représenter l'année prochaine, en oubliant qu'il a gazé son propre peuple. »
Cette évolution traduit donc un changement de priorités des pays occidentaux, en particulier des États-Unis et de la Grande-Bretagne, aux yeux desquels la lutte contre l'expansion de l'islamisme radical au Proche-Orient l'emporte désormais sur la volonté d'un changement de régime à Damas. Ce basculement suscite des tensions entre les différentes puissances soutenant la révolte contre le président syrien, affirment des diplomates et des représentants de la CNS. Il pourrait cependant permettre un rapprochement avec la Russie, qui s'est constamment opposée au Conseil de sécurité de l'ONU à toutes les tentatives diplomatiques de mise à l'écart du dirigeant.

 

Collaboration russo-US
D'après un membre de l'opposition syrienne en contact avec des responsables américains, les États-Unis et la Russie semblent travailler de concert à la définition d'un cadre pour la période de transition. Ce plan permettrait aux alaouites de conserver leur prééminence au sein de l'armée et de l'appareil de sécurité, ce qui les préserverait d'éventuelles représailles et favoriserait la création d'un front uni contre el-Qaëda avec l'intégration de brigades rebelles modérées au sein d'une armée réformée. « Même si Assad est mis de côté et qu'un sunnite est placé à la tête d'une autorité de transition, ce dernier n'aura aucun pouvoir car ni Washington ni Moscou ne semblent vouloir la fin du contrôle alaouite sur l'armée et l'appareil de sécurité », juge cet opposant. Selon un responsable occidental, les États-Unis et la Russie ont même commencé à examiner ensemble quels responsables syriens, et jusqu'à quel niveau de responsabilité, pourraient être conservés dans une phase de transition. Ancien officier des services de renseignements syriens, Afak Ahmad a rompu avec le régime en 2011 et il est désormais en contact avec des interlocuteurs américains et russes.

Selon lui, Moscou exige la présence d'un alaouite à la tête de l'armée quelle que soit la forme que prendra la transition. « La Russie ne s'accroche pas à Assad, mais la ligne rouge pour Moscou, c'est la préservation de l'armée syrienne, explique-t-il. Elle juge que, avec une expérience de 50 ans au sein de l'armée et de l'appareil de sécurité, les alaouites sont les mieux placés pour combattre les activistes islamistes. »
En attendant, la CNS a accepté de participer à la prochaine conférence prévue à partir du 22 janvier en Suisse, tout en exigeant le départ immédiat de Bachar el-Assad. Un diplomate du Proche-Orient suggère toutefois à l'opposition syrienne d'adopter une approche « plus créative », par exemple en acceptant de participer à un gouvernement de transition laissant des alaouites aux postes-clés. « Assad pourrait rester ou pas président, mais au moins aura-t-il des prérogatives réduites. Si l'opposition rejette un tel accord, elle perdra la plupart des pays occidentaux et n'aura plus que l'Arabie saoudite, la Libye et la Turquie à ses côtés. »

 

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Apostrophant ses « amis et partenaires occidentaux » dans un éditorial pour le New York Times au langage très direct, Mohammad ben Nawaf ben Abdel Aziz al-Saoud estime que les relations du royaume avec ses partenaires « ont été mises à l'épreuve principalement en raison de différends sur l'Iran et la Syrie ». « Les choix de politique étrangère effectués dans certaines capitales occidentales hypothèquent la stabilité de la région et, potentiellement, la sécurité de tout le monde arabe », écrit-il. Revendiquant son statut de « cavalier seul », Riyad, explique l'ambassadeur, « n'a...
commentaires (4)

Suis ton fier chemin et laisse faire car il ne pourra RIEN faire contre cette Saine Révolution Syrienne Arabe ; éhhh Prince Saöûdien et Véritable Arabe ; ce mélange comPosite évidemment Non-arabe.

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

18 h 49, le 19 décembre 2013

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Commentaires (4)

  • Suis ton fier chemin et laisse faire car il ne pourra RIEN faire contre cette Saine Révolution Syrienne Arabe ; éhhh Prince Saöûdien et Véritable Arabe ; ce mélange comPosite évidemment Non-arabe.

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    18 h 49, le 19 décembre 2013

  • Ce qu'il faut sous entendre de benmachinbenabdelmachin , c'est qu'il dit aux occidentaux je me suis deculotte pour vous en Palestine ( un film en ce moment, The King Of Sand , sort en occident sur lequel on voit la signature originale du pere des benmachinsbensaoudiques de la vente de la Palestine aux sionistes ) et voila que vous me maltraitez en Syrie , en Irak et au Liban . Alors je fais mon baroud d'honneur , seulement pour une attaque suicide de ce genre , tu meurs seul pov' con !!bandar on veut ta peau!

    FRIK-A-FRAK

    12 h 12, le 19 décembre 2013

  • Elémentaire dans l'art de la guerre et sa stratégie. Quand on n'a plus les USA sur qui compter, mieux vaut compter sur ses doigts.

    Charles Fayad

    10 h 31, le 19 décembre 2013

  • GRANDE ERREUR STRATÉGIQUE !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    08 h 58, le 19 décembre 2013

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