Le pape François a déclaré qu'il connaissait de nombreux marxistes qui étaient des gens très bien, mais que lui-même n'était pas communiste, en réponse aux critiques des
ultraconservateurs américains après sa diatribe contre le libéralisme sauvage.
« L'idéologie marxiste est erronée. Mais dans ma vie, j'ai rencontré de nombreux marxistes qui sont des gens très bien, donc je ne m'en offusque pas », a expliqué le souverain pontife dans une interview au quotidien italien La Stampa publiée hier.
Il a indiqué que sa condamnation des inégalités engendrées par le système économique global actuel ne prétendait pas être une analyse d'expert, mais qu'elle s'inscrivait dans la doctrine sociale de l'Église catholique. « Cette condamnation ne fait pas de moi un marxiste », a-t-il déclaré.
Fidèle à son image de défenseur des pauvres, François, dans son Exhortation apostolique « Evangelii Gaudium », publiée fin novembre, a dénoncé de manière très appuyée la dictature d'un marché « implacable » qui crée une « culture du déchet », rejetant des populations entières à la marge.
Rush Limbaugh, un animateur radio américain conservateur (méthodiste) très écouté, a qualifié ce texte de « marxisme pur ». Un membre du « Tea
Party », Jonathon Moseley, a jugé utile de préciser que, selon lui, « Jésus était un capitaliste prêchant la responsabilité personnelle, pas un socialiste ». Et un autre commentateur de la chaîne conservatrice Fox, Stuart Varney, de religion anglicane, a accusé le pape d'être un tenant du « néosocialisme ».
Selon ses biographes, Bergoglio n'a rien d'un marxiste, bien au contraire : sans être jamais un hyperconservateur, il s'est heurté frontalement aux prêtres jésuites d'extrême gauche tentés par le marxisme.
Face à la théologie de la libération, très en pointe en Amérique latine dans les années 1970, il propose une « théologie du peuple » non marxiste. Sa famille italienne avait été ruinée par la crise de 1929 et il a vu aussi dans les rues de Buenos Aires les ravages du libéralisme dans l'Argentine des dernières décennies.
(Source : AFP)


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LIBÉRALISME ET MARXISME... BIEN QUE CE DERNIER EST ULTRA AFFAIBLI... LES DEUX GANGRÈNES QUI RONGENT IMPITOYABLEMENT LE MONDE !
19 h 32, le 16 décembre 2013