Les énergies électrique et hydrauliques enjeux de demain...
La société sud-coréenne Hyundai Heavy Industries a annoncé hier avoir remporté avec Sidem, filiale du groupe français Veolia, un contrat de 1,4 milliard de dollars pour construire une centrale électrique et d'une usine de dessalement d'eau de mer au Koweït.
En vertu du contrat passé avec les autorités koweïtiennes, Hyundai devrait construire la centrale au gaz à cycle combiné pour 970 millions de dollars alors que Sidem se charge de la construction de l'usine de dessalement sur le site du complexe az-Zour, situé à 100 km au sud de la capitale koweïtienne. Contacté par l'AFP, Veolia n'a pas précisé la part exacte du contrat qui revient à sa filiale qui se présente comme le numéro un mondial dans son secteur. Les travaux vont commencer avant la fin du mois et devront être achevés à la fin de l'année de 2016, précise Hyundai dans un communiqué. À Koweït, la National Bank of Kuwait (NBK) a annoncé hier diriger un consortium international pour lever un prêt de 1,43 milliard de dollars destiné à financer le projet.
Le projet, un partenariat entre les secteurs public et privé, a été attribué il y a un an aux sociétés GDF Suez Energy International (France), Sumitomo Corporation (Japon) et Abdullah Hamad al-Sager and Brothers (Koweït) pour 2,5 milliards de dollars. Il prévoit une centrale électrique d'une capacité de 1 500 mégawatts (MW) et une usine de dessalement d'une capacité de 105 millions de gallons d'eau par jour. L'électricité et l'eau potable seront vendues au ministère de l'Électricité et de l'Eau pendant 40 ans.
Dans un communiqué, la NBK précise qu'elle est le plus grand contributeur au prêt et l'unique banque koweïtienne au sein du consortium, qui inclut aussi la Japan Bank for International Cooperation (JBIC), la Nippon Export and Investment Insurance (NEXI), la Bank of Tokyo-Mitsubishi UFJ Ltd., la Sumitomo Mitsui Banking Corporation et la Standard Chartered Bank. Vendredi, le PDG de GDF Suez Gérard Mestrallet avait annoncé à Paris que le projet, qui a pris du retard, était désormais sur les rails. « Nous sommes ravis d'être parvenus à finaliser le financement pour ce projet, qui est le premier projet indépendant de production d'électricité et d'eau au Koweït », avait-il dit dans un communiqué.
Le complexe d'az-Zour sera détenu à 40 % par le consortium et à 10 % par l'État, tandis que les 50 % des actions restantes seront offertes par l'État aux citoyens koweïtiens.
La production d'électricité et d'eau de l'usine sera intégralement achetée par l'État koweïtien pendant 40 ans. Le Koweït souhaite doubler sa capacité de production d'énergie d'ici à 2017, qui doit atteindre 25 gigawatts en 2025.
La centrale d'az-Zour représentera environ 10 % de la capacité de production électrique du pays et à peu près 20 % de sa capacité de dessalement, assure GDF Suez.
(Source : AFP)


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