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Moyen Orient et Monde - Afrique Du Sud

Cette manière dont « tout le monde tombait amoureux de Mandela »...

Le « long chemin » de Madiba s'est achevé à Qunu, dans son village natal, lors d'une cérémonie qui a clôturé dix jours d'hommages planétaires.

Nelson Mandela, icône de la liberté et du pardon, a été inhumé hier dans la terre de ses ancêtres à Qunu, le village de son enfance en Afrique du Sud, à l'issue de dix jours d'hommages planétaires.
Il était environ 12h40 (10h40 GMT) lorsque le cercueil a été descendu dans la modeste tombe familiale, à flanc de colline. Les caméras de télévision l'ont accompagné jusqu'au cimetière, avant de se détourner lors des derniers rites religieux et traditionnels. Il semblerait que la sépulture de Madiba soit inaccessible au public, l'une de ses filles ayant fait le vœu il y a de cela quelques mois que la tombe ne devienne pas un « lieu de pèlerinage ». Toutefois, rien n'est certain, et la famille rendra sa décision publique bientôt.
En attendant, environ 450 invités triés sur le volet ont pu assister à l'inhumation de ce géant du XXe siècle. Coups de canon, escorte militaire, hymnes religieux, chœurs d'enfants, 95 cierges : la cérémonie, digne et élégante, a réuni la pompe due à un homme d'État de sa stature et une sensation d'intimité, avec les hommages de proches et de parents, auxquels les villageois de Qunu et des localités
alentour ont pu assister par écran interposé. Elle a ponctué dix jours de deuil national et une série de cérémonies en Afrique du Sud et dans le monde, dont un autre point fort avait été l'hommage, mardi dans un stade de Soweto, d'une centaine de chefs d'État et de gouvernement, avec près de 60 000 spectateurs.
Auparavant, à quelques centaines de mètres du carré familial, une dernière cérémonie à la fois solennelle et intime, en présence du cercueil, avait regroupé environ 4 500 personnes. « Un extraordinaire voyage s'achève », a lancé le président Jacob Zuma, lors de cet hommage. « C'est la fin de 95 glorieuses années d'un combattant de la liberté, d'un serviteur humble et dévoué du peuple d'Afrique du Sud, d'un puits de sagesse, d'un pilier de force, d'une lumière d'espoir (...). Tu resteras la lumière qui nous guidera », a résumé le chef de l'État, qui s'est adressé directement au défunt, « un homme si grand et cependant si humble », dont « l'élégance, le rire, l'amour et le leadership » manqueront à tous. « Ton long chemin vers la liberté s'est achevé (...). Mais notre propre voyage continue (...). Tu resteras la lumière qui nous guidera sur le long chemin pour construire l'Afrique du Sud de tes rêves », a affirmé M. Zuma.

Le prince Charles, Jospin, Juppé...
Son vieil ami et camarade de détention à Robben Island, Ahmad Kathrada, avait auparavant prononcé un adieu émouvant au héros de la lutte antiapartheid, qu'il considérait comme son « grand frère ». « J'avais vu à l'hôpital un homme impuissant et réduit à l'ombre de lui-même et l'inévitable s'est produit », a-t-il raconté d'une voix chevrotante. « Adieu mon frère, mon mentor, mon leader. Ma vie est face à un vide et je ne sais plus vers qui me tourner. » L'une des petites-filles du défunt, Nandi Mandela, a détendu l'atmosphère en revenant sur les qualités de conteur de son « Tatamkhulu » (grand-père). « Il préférait les histoires qui lui permettaient de se moquer de lui-même », a-t-elle rappelé, mais il était « aussi un grand-père strict, attaché à la discipline, qui nous préparait à la vie ». Même les dirigeants africains appelés au pupitre sont sortis des hommages convenus, la présidente du Malawi Joyce Banda évoquant notamment la manière dont « tout le monde tombait amoureux de Mandela », sous les applaudissements de l'assemblée.
Quelques dignitaires étrangers, le prince Charles, les anciens Premiers ministres français Lionel Jospin et Alain Juppé, l'entrepreneur britannique Richard Branson, s'étaient glissés dans l'assemblée, où les Sud-Africains dominaient nettement. Remarqués aussi, Oprah Winfrey, les acteurs Forest Whitaker et Idris Elba, qui incarna Mandela dans le récent film tiré de sa vie, tandis que Mgr Desmond Tutu, vieux compagnon de lutte de Nelson Mandela, était absent, faute d'invitation officielle.
Hasard de l'histoire : une statue sera élevée à Nelson Mandela aujourd'hui dans les jardins de la présidence à Pretoria, une cérémonie prévue depuis longtemps pour le Jour de la réconciliation, qui a lieu chaque 16 décembre, férié en Afrique du Sud.
(Sources : agences)

Nelson Mandela, icône de la liberté et du pardon, a été inhumé hier dans la terre de ses ancêtres à Qunu, le village de son enfance en Afrique du Sud, à l'issue de dix jours d'hommages planétaires.Il était environ 12h40 (10h40 GMT) lorsque le cercueil a été descendu dans la modeste tombe familiale, à flanc de colline. Les caméras de télévision l'ont accompagné jusqu'au cimetière, avant de se détourner lors des derniers rites religieux et traditionnels. Il semblerait que la sépulture de Madiba soit inaccessible au public, l'une de ses filles ayant fait le vœu il y a de cela quelques mois que la tombe ne devienne pas un « lieu de pèlerinage ». Toutefois, rien n'est certain, et la famille rendra sa décision publique bientôt.En attendant, environ 450 invités triés sur le volet ont pu assister à l'inhumation de...
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