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Économie - Coopération

Hollande au Brésil pour encourager les affaires et resserrer les liens

Le président français, François Hollande, a entamé hier à Brasilia une visite d'État de deux jours au Brésil pour renforcer les liens économiques déjà intenses et réchauffer une relation politique un peu distendue.

Le président français, François Hollande, a été accueilli hier en fin de matinée au palais présidentiel du Planalto par la présidente Dilma Rousseff. Alain Jocard/AFP

Accompagné de la fine fleur du patronat français, le président français François Hollande a été accueilli hier en fin de matinée au palais présidentiel du Planalto par la présidente Dilma Rousseff.
Dès son arrivée dans la capitale brésilienne, le président Français s'est rendu sur le chantier du nouveau lycée franco-brésilien François Mitterrand, qui accueillera 800 élèves. Il a également participé à une rencontre avec des chefs d'entreprise. Le président français s'est rendu dans la soirée à Sao Paulo, le cœur de la première économie d'Amérique latine, où il rencontrera demain des industriels brésiliens, avant de conclure sa visite par un crochet en Guyane française.
Cette visite intervient un an après celle de Dilma Rousseff à Paris. Elle vise à « conforter le partenariat stratégique » bilatéral, selon l'Élysée, qui se félicite d'« une pente ascendante » dans les échanges commerciaux et les investissements entre les deux pays. « La France est l'un des principaux partenaires du Brésil. Nous avons avec très peu de pays ce niveau de coopération », souligne un responsable du ministère brésilien des Affaires étrangères.
La France est le cinquième investisseur étranger (en stock) au Brésil, septième économie mondiale avec 200 millions d'habitants, où 500 à 600 entreprises françaises sont implantées. Plusieurs contrats, déjà connus, seront signés à l'occasion de ce déplacement : un concerne l'engagement de la compagnie Total sur l'immense champ pétrolifère en mer de Libra, un autre la fourniture d'un satellite de télécommunication à usage civil et militaire par Thalès et Arianespace (d'un montant de 400 millions d'euros) et un troisième, de plus d'un milliard d'euros, la construction par Areva d'un troisième réacteur à la centrale nucléaire d'Angra.
Rien de nouveau a priori à attendre sur le délicat dossier du Rafale à l'approche de 2014, année des élections générales au Brésil. L'avion de combat français de Dassault-aviation est en compétition avec le F/A-18 Super Hornet de l'Américain Boeing et le Gripen NG du Suédois Saab pour un appel d'offres brésilien portant sur 36 avions de chasse, un contrat de plus de cinq milliards de dollars.
Éric Trappier, PDG du groupe, fait partie de la délégation de chefs d'entreprise accompagnant le chef de l'État qui comptera également les présidents de Total, Areva, Alstom, Eurocopter, Arianespace, GDF Suez ou encore Carrefour.
Cette visite offre aussi l'occasion de tenter d'aplanir certains différends diplomatiques. La lune de miel Lula-Nicolas Sarkozy avait tourné court lorsque l'ancien président français avait sèchement rejeté une initiative turco-brésilienne sur le nucléaire iranien. Les Brésiliens ont également peu apprécié le récent soutien français au candidat mexicain à la présidence de l'OMC, finalement attribuée au fin négociateur brésilien, Roberto Azevedo.
« C'est vrai qu'une certaine distance s'est créée », reconnaît une source gouvernementale brésilienne interrogée par l'AFP. Cela n'empêche pas les diplomates brésiliens d'espérer un dialogue fructueux sur les « importantes » négociations à venir autour d'un traité de libre-échange UE-Mercosur.
« Nous faisons des efforts pour présenter une offre ambitieuse et nous espérons que les Européens feront de même », notamment sur l'agriculture, souligne-t-on côté brésilien.

(Source : AFP)

Accompagné de la fine fleur du patronat français, le président français François Hollande a été accueilli hier en fin de matinée au palais présidentiel du Planalto par la présidente Dilma Rousseff.Dès son arrivée dans la capitale brésilienne, le président Français s'est rendu sur le chantier du nouveau lycée franco-brésilien François Mitterrand, qui accueillera 800 élèves. Il a également participé à une rencontre avec des chefs d'entreprise. Le président français s'est rendu dans la soirée à Sao Paulo, le cœur de la première économie d'Amérique latine, où il rencontrera demain des industriels brésiliens, avant de conclure sa visite par un crochet en Guyane française.Cette visite intervient un an après celle de Dilma Rousseff à Paris. Elle vise à « conforter le partenariat stratégique »...
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