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Moyen Orient et Monde - Défense

Hollande s’est engagé en Centrafrique pour ne pas « rester à compter les morts »

Paris veut pousser les Européens à former une force africaine d'intervention et de maintien de la paix.

Le président français, François Hollande, s'est engagé hier à poursuivre la délicate intervention armée en Centrafrique. « Ne pas intervenir, c'était rester les bras ballants à compter les morts », a déclaré M. Hollande devant le Conseil des ministres, à son retour d'une brève visite à Bangui, jugeant le déploiement de 1 600 soldats français « essentielle face aux exactions, aux massacres ». Le déploiement des forces françaises dans cette ancienne colonie, débuté la semaine dernière, « durera le temps que les forces africaines prennent le relais », a ajouté M. Hollande, qui s'est incliné mardi à Bangui devant les dépouilles mortelles des deux soldats tués lundi, premiers morts de l'intervention française. « Il s'agit de sauver des vies dans un pays où il n'y a plus ni État, ni administration, ni autorité, de rétablir la sécurité », a conclu M. Hollande.
La mission de la France en Centrafrique est « dangereuse » mais « nécessaire » pour éviter « un carnage », avait souligné mardi M. Hollande lors de son étape à Bangui. Il a ajouté hier s'être entretenu avec le président et le Premier ministre de transition centrafricains, Michel Djotodia et Nicolas Tiangaye. « Il leur a rappelé l'importance pour la France d'une transition politique rapide », a dit la porte-parole du gouvernement. « Il a invité ces autorités en place et de transition à œuvrer pour un désarmement rapide (des milices) et le retour de la sécurité », a-t-elle enchaîné, parlant d'une situation humanitaire et sécuritaire « catastrophique ».
Sur le terrain, outre le désarmement des milices qui se poursuit, les soldats français ont désormais aussi pour tâche d'éviter une généralisation des représailles contre les civils musulmans de la part d'une population chrétienne terrorisée pendant des mois par les exactions de combattants de l'ex-rébellion Séléka, parvenue au pouvoir. Dans la nuit de mardi, au moment où M. Hollande quittait Bangui, des tirs nourris mais brefs ont été entendus près de la télévision publique, ont indiqué des habitants du secteur, puis le calme est revenu. Hier à la mi-journée, aucun pillage massif n'avait été signalé dans la capitale, contrairement aux jours précédents. Quelques taxis ont même recommencé à circuler.

Scènes de lynchage
Par ailleurs, le père d'un des deux soldats français tués a expliqué hier que son fils avait été témoin de scènes de lynchage de miliciens désarmés. Le soldat Nicolas Vokaer « avait assisté à des scènes atroces », a raconté Philippe Vokaer au quotidien Le Parisien. « Dès que les soldats français désarmaient des miliciens musulmans, ils les voyaient se faire lyncher par une foule de chrétiens, en pleine rue. Et l'armée ne pouvait rien faire pour empêcher ça », a-t-il dit. Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a de fait reconnu que l'intervention en Centrafrique « est beaucoup plus difficile » que celle entamée il y a près d'un an au Mali, « parce que l'identification de l'adversaire n'est pas si simple ». « Il y a un vrai risque en Centrafrique. Il y avait et il y a encore peut-être un vrai risque de guerre civile », a renchéri le ministre français du Développement, Pascal Canfin.
C'est pour cela que la France veut convaincre ses partenaires européens de former une force africaine pour ne plus avoir à intervenir militairement elle-même sur le continent noir, mais le projet prendra du temps, sans réelle garantie de succès. « Ce qu'il faut créer en priorité, c'est une force d'intervention africaine », a encore affirmé hier M. Le Drian. Les Européens doivent former les militaires africains, a-t-il souligné. La question sera sur la table lors du Conseil européen des 19-20 décembre, consacré à la défense. M. Hollande a estimé ce week-end à 20 000 militaires le nombre de soldats que la France pourrait former chaque année.
Des Africains sont pourtant formés depuis près de 20 ans au maintien de la paix, notamment dans le cadre du programme Recamp (Renforcement des capacités africaines de maintien de la paix), sous l'égide de l'ONU. Mais les résultats restent limités. « Une fois formés, les soldats ne restaient pas dans leurs unités et les savoir-faire se sont un peu dissipés », regrette Pascal Le Pautremat, spécialiste des questions de défense. Pour le chef d'état-major des armées françaises, l'amiral Édouard Guillaud, « si l'on ne parvient pas à reconstruire des forces armées africaines crédibles et soutenables aux plans humain et financier (qui sont l'un des piliers de la souveraineté des États), on ne pourra obtenir de paix durable ».
Toutefois, si l'idée d'aider les Africains à assumer leur sécurité fait l'unanimité, les militaires mettent en garde contre l'usage qui peut être fait de forces qu'ils ont eux-mêmes formées. Notamment quand les armées africaines sont utilisées comme forces de maintien de l'ordre. Au Mali par exemple, les Européens sont en particulier très attentifs à ce que l'armée ne se livre pas à des représailles contre la population.
(Source : AFP)

Le président français, François Hollande, s'est engagé hier à poursuivre la délicate intervention armée en Centrafrique. « Ne pas intervenir, c'était rester les bras ballants à compter les morts », a déclaré M. Hollande devant le Conseil des ministres, à son retour d'une brève visite à Bangui, jugeant le déploiement de 1 600 soldats français « essentielle face aux exactions, aux massacres ». Le déploiement des forces françaises dans cette ancienne colonie, débuté la semaine dernière, « durera le temps que les forces africaines prennent le relais », a ajouté M. Hollande, qui s'est incliné mardi à Bangui devant les dépouilles mortelles des deux soldats tués lundi, premiers morts de l'intervention française. « Il s'agit de sauver des vies dans un pays où il n'y a plus ni État, ni administration,...
commentaires (2)

Vas y francois , vas y tu sais ou tu mets les pieds , t'es pas aussi con que ca pour envisager venir chez nous , ou si tu dois le faire envoie nous plus que 20.000 soldats avec ordre de gagner la guerre cette fois ci, parce qu'en 2006 parait il , tes amis sionistes au sud de chez nous avaient rate le coche , ils n'avaient pas donne les bons ordres et ils n'etaient que 20.000 soldats ...................contre 2000 combattants de la resistance . Faut pas oublier!

FRIK-A-FRAK

15 h 46, le 12 décembre 2013

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Commentaires (2)

  • Vas y francois , vas y tu sais ou tu mets les pieds , t'es pas aussi con que ca pour envisager venir chez nous , ou si tu dois le faire envoie nous plus que 20.000 soldats avec ordre de gagner la guerre cette fois ci, parce qu'en 2006 parait il , tes amis sionistes au sud de chez nous avaient rate le coche , ils n'avaient pas donne les bons ordres et ils n'etaient que 20.000 soldats ...................contre 2000 combattants de la resistance . Faut pas oublier!

    FRIK-A-FRAK

    15 h 46, le 12 décembre 2013

  • Nous aussi n'avons pas d’État ou d’institutions qui restes et le pays est l'otage d'une milice mafieuse et criminelle qui tue, rackette, vol, occupe, détruit etc... sans vergogne! La France enverra-t-elle des troupes pour nous en débarrasser ou même pour cela il y a des pistons!

    Pierre Hadjigeorgiou

    12 h 29, le 12 décembre 2013

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