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Économie - Rapport

Risque souverain : Citigroup plus optimiste pour le Liban que S&P

La banque d'investissement attribue cette stabilité à la résilience du secteur bancaire et à des finances publiques « stables ».

La facture des importations pétrolières est équivalente à plus de 10 % du PIB par an.

La banque d'investissement Citigroup a indiqué que le risque souverain du Liban demeurait « stable » en dépit du niveau important du risque-pays dans un contexte de ralentissement économique et de détérioration de la situation sécuritaire.
Il est important de préciser que le risque-pays fait référence aux différents facteurs économiques, politiques, sécuritaires et juridiques pouvant influer sur le monde des affaires dans un pays donné, tandis que le risque souverain représente la capacité d'un gouvernement à honorer ses engagements financiers.
Rappelons qu'au mois de novembre l'agence de notation Standard & Poor's avait, elle, abaissé la note souveraine du Liban sur le long et court terme, la faisant passer de « B » à « B- » en raison de la dégradation de la situation politico-sécuritaire du pays, combinée à un ralentissement de l'activité économique et à un creusement du déficit budgétaire.
De son côté, Citigroup a attribué la stabilité du risque souverain libanais à la « résilience de son secteur bancaire » et à des finances publiques certes « faibles » mais « stables ». Selon la banque d'investissement, ces dernières ne sont actuellement pas plus faibles que celles des autres pays de la région et demeurent même en phase avec les moyennes historiques.
Par ailleurs, Citigroup a souligné que le secteur bancaire libanais avait toujours la capacité et la volonté de financer le déficit du gouvernement. La banque d'investissement explique cette volonté des banques libanaises à financer le déficit, car en cas de défaut de paiement leurs bilans seraient sévèrement affectés. Par ailleurs, la capacité des banques libanaises à continuer de financer la dette reflète une augmentation de réserves de liquidités et des dépôts bancaires. Selon la banque d'investissement, la stabilité du secteur bancaire libanais est « essentielle pour soutenir la viabilité de la dette libanaise ». La stabilité de la souveraineté du Liban est en fait directement dépendante de la résilience de son système bancaire, a ajouté Citigroup.
En parallèle, la banque d'investissement a précisé que les tentatives du Liban de développer son potentiel offshore continueraient de rencontrer du retard en l'absence de gouvernement. « La pauvreté énergétique du Liban constitue la principale faiblesse de l'économie, vu l'importance des transferts à Électricité du Liban qui représentent environ 4 % du PIB chaque année », a ajouté Citigroup. En somme, la facture des importations pétrolières est équivalente à plus de 10 % du PIB par an, soit le principal moteur du déficit des comptes courants, rendant l'économie libanaise lourdement dépendante des flux de capitaux, en particulier des dépôts bancaires. Citigroup a en outre souligné les effets négatifs des coupures d'électricité sur la productivité des entreprises et sur l'environnement des affaires en général. Un manque à gagner que la banque d'investissement a estimé en milliards de dollars chaque année.

La banque d'investissement Citigroup a indiqué que le risque souverain du Liban demeurait « stable » en dépit du niveau important du risque-pays dans un contexte de ralentissement économique et de détérioration de la situation sécuritaire.Il est important de préciser que le risque-pays fait référence aux différents facteurs économiques, politiques, sécuritaires et juridiques pouvant influer sur le monde des affaires dans un pays donné, tandis que le risque souverain représente la capacité d'un gouvernement à honorer ses engagements financiers.Rappelons qu'au mois de novembre l'agence de notation Standard & Poor's avait, elle, abaissé la note souveraine du Liban sur le long et court terme, la faisant passer de « B » à « B- » en raison de la dégradation de la situation politico-sécuritaire du pays,...
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