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Liban

Des barrages comme des vases communicants

Dans le domaine du stockage de l'eau, le plan Blue Gold du CIH propose la construction de quinze barrages, alors que la stratégie de l'État en prévoit 44.
Ziad Sayegh, directeur exécutif du CIH, précise que c'est la simulation de la quarantaine d'experts qui ont travaillé sur le plan qui a permis d'obtenir ce résultat. « Ils sont arrivés à la conclusion que le Liban n'a pas besoin de 44 barrages, et que 15 lui suffiront, explique-t-il. La capacité de stockage des barrages que nous avons annulés sera compensée par notre stratégie de reboisement, qui est en elle-même une forme de stockage naturel. »
Les sites des barrages proposés n'ont pas été déterminés avec précision, mais simplement sur base des régions où ils devraient être situés. « Les experts ont également introduit une idée très nouvelle, celle de l'interconnectivité des barrages, souligne Ziad Sayegh. Cela aura une incidence sur la qualité de l'eau car celle-ci pourra être examinée de manière centrale et maîtrisée. D'autre part, cela réduira le gaspillage puisque les barrages fonctionneront comme des vases communicants : quand l'un est plein, l'eau qu'il contient peut se déverser dans un autre qui est plus vide. Cela permettra d'assurer l'eau sans discontinuer, notamment pour l'irrigation. Enfin, la réflexion s'est étendue jusqu'à la fin de vie des barrages, dont l'eau devient stagnante au bout d'un certain nombre d'années. Nous avons réfléchi aux moyens de les démanteler ou alors de les réhabiliter pour une utilisation autre comme le recyclage de l'eau. Bref, c'est une approche technique intégrée. »
Rappelons que la construction de barrages par l'État, qui se fait à un rythme lent depuis des dizaines d'années, se heurte souvent à des protestations populaires comme, récemment, pour les barrages de Janné et de Qaysamani (Hammana). La construction de barrages ne fait d'ailleurs pas l'unanimité au Liban, certains experts évoquant la perméabilité du sol, d'autres la nécessité du stockage.

 

Dans le domaine du stockage de l'eau, le plan Blue Gold du CIH propose la construction de quinze barrages, alors que la stratégie de l'État en prévoit 44.Ziad Sayegh, directeur exécutif du CIH, précise que c'est la simulation de la quarantaine d'experts qui ont travaillé sur le plan qui a permis d'obtenir ce résultat. « Ils sont arrivés à la conclusion que le Liban n'a pas besoin de 44 barrages, et que 15 lui suffiront, explique-t-il. La capacité de stockage des barrages que nous avons annulés sera compensée par notre stratégie de reboisement, qui est en elle-même une forme de stockage naturel. »Les sites des barrages proposés n'ont pas été déterminés avec précision, mais simplement sur base des régions où ils devraient être situés. « Les experts ont également introduit une idée très nouvelle, celle de...
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