Les députés du Courant patriotique libre (à gauche) et leurs collègues du Front de lutte nationale (à droite) se sont entendus sur « la nécessité de protéger le pays ». Photo Hassan Assal
Le chef du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt, a indirectement critiqué hier les accusations lancées par le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah contre l'Arabie saoudite dans l'attentat contre l'ambassade d'Iran à Beyrouth.
« Il est préférable d'accuser Israël d'être derrière les attentats à Beyrouth plutôt que d'accuser l'Arabie saoudite. Ce genre de position et d'accusation ne feront qu'accroître la tension et entraîner le Liban de plus en plus dans les conflits des axes régionaux qui dépassent les capacités de notre pays », a déclaré le leader druze, mettant en garde contre le risque de « transformer le pays une nouvelle fois en boîte aux lettres de nature politique et sécuritaire ». « Nous tenons à rappeler à toutes les parties internationales la nécessité de ne pas oublier la haine historique d'Israël pour le Liban », a-t-il affirmé, soulignant que « la tension régionale sans précédent profite à Israël ». C'est dans ce cadre que s'inscrirait selon lui l'assassinat du cadre du Hezbollah Hassane Lakkis, qu'il n'a pas manqué de dénoncer, revenant par ailleurs sur « la série d'explosions itinérantes qui visent à aggraver les divisions, ce qui profite également à Israël ». C'est pourquoi le seul moyen d'éviter les répercussions régionales serait de « s'en remettre aux services de sécurité de l'État afin de contrer une dégradation progressive de la situation ».
La réunion avec le CPL
C'est également dans le but de contenir une situation affectée en partie par l'impasse politique que s'inscrit la réunion entre les députés du Courant patriotique libre et leurs collègues du Front de lutte nationale, qui s'est tenue hier après-midi au siège du Parlement. Une réunion similaire avait rassemblé les deux parties en octobre dernier, à la suite de la politique d'ouverture lancée par le bloc du Changement et de la Réforme à l'issue de sa mise au point annuelle à Deir al-Qalaa.
Étaient réunis hier les députés aounistes Ibrahim Kanaan, Ziad Assouad, Alain Aoun et Simon Abiramia, et les députés du bloc Joumblatt Akram Chéhayeb, Henry Hélou et Élie Aoun, aux côtés des deux ministres sortants Waël Abou Faour et Alaeddine Terro.
À l'issue de la rencontre, le député Akram Chéhayeb a affirmé jeudi que son parti soutenait l'initiative du Courant patriotique libre (CPL) visant à redynamiser le travail du Parlement et des institutions publiques au-delà des clivages politiques.
« Nous ne pouvons éliminer aucun groupe du paysage politique, et notre position centriste a pour but d'éviter tout conflit dans le pays, a-t-il déclaré. La crise syrienne a des répercussions graves sur le Liban, et les rencontres sont nécessaires en ce moment. » « Nous espérons une redynamisation des institutions publiques et qu'un gouvernement soit formé dans les plus brefs délais. Nous soutenons aussi l'appel du président à la reprise du dialogue », a-t-il encore ajouté.
« À défaut d'un gouvernement, la possibilité de réunions exceptionnelles »
Le député du CPL, Alain Aoun, a indiqué pour sa part que son parti avait trouvé des terrains d'entente avec le PSP, concernant notamment « la protection du Liban ». Celle-ci devrait être assurée par « des initiatives exclusivement libanaises ». Parmi les points ainsi convenus, « la nécessité de former un nouveau gouvernement parallèlement à la relance du dialogue national ». « À défaut de pouvoir former un cabinet, nous avons jugé nécessaire d'appeler le gouvernement d'expédition des affaires courantes à se réunir à titre exceptionnel afin de régler les dossiers sensibles », a-t-il ajouté. Les deux parties se seraient également entendues, selon le député du CPL, sur la nécessité de respecter l'échéance présidentielle.
Il a précisé enfin, en réponse à une question, que le courant aouniste attend toujours la réponse des Forces libanaises pour une réunion similaire. Les députés du CPL s'étaient déjà réunis, dans le cadre de leur politique d'ouverture, avec le parti Kataëb et le courant du Futur.
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Mais regardez les bien...Libanais.Avec leurs costards à dix mille dollars,leurs montres à trente mille,et leurs troches de faux culs...et souriants avec çà..contents d'eux-mêmes...auto satisfaits...et c'est cette chose là ,vos "hommes politiques"...enfin quand je dis vos hommes,je me comprends...vous comptez les réelire? oui? alors tant pis pour vous!
13 h 16, le 06 décembre 2013