La Chine a fait décoller d'urgence ses chasseurs hier « pour vérifier l'identité » d'avions américains et japonais entrés dans sa zone de défense aérienne, a annoncé l'agence Chine nouvelle citant un responsable de l'armée de l'air, Shen Jinke. La patrouille chinoise, qui comprenait au minimum deux chasseurs, a identifié deux avions de surveillance américains et dix appareils japonais dont un avion de combat F-15, a précisé M. Shen. Sa mission consistait à surveiller les avions étrangers dans la zone « durant tout leur déplacement, en les identifiant rapidement ».
Cette action de l'aviation s'accompagne d'une mobilisation des médias chinois. Hier, la presse d'État à Pékin a appelé à réagir « sans hésiter » aux violations par le Japon des règles fixées pour cette zone. En vertu de ces dernières, les avions s'aventurant dans la zone doivent déposer leur plan de vol, faire connaître leur nationalité et rester en contact radio avec les autorités chinoises. « Nous devons prendre sans hésitation des contre-mesures opportunes quand le Japon refuse » de s'y plier, a indiqué le Global Times, un quotidien réputé pour son ton nationaliste.
De son côté, le lieutenant-colonel Eric Brine, porte-parole du département américain de la Défense, a affirmé que les forces américaines continueraient « à être partenaires de nos alliés dans la région et à opérer normalement ».
Tempête diplomatique
Le Japon et la Corée du Sud avaient affirmé la veille avoir envoyé des appareils dans cette zone sans en référer aux autorités chinoises, après un survol identique effectué en début de semaine par deux bombardiers américains. De son côté, la Chine y a déployé des patrouilles de chasseurs de combat, en mission de routine, a rapporté l'agence Chine nouvelle.
Présentée comme conforme aux pratiques internationales habituelles, l'action de Pékin n'en a pas moins provoqué une tempête diplomatique dans la région. Washington entretient d'étroites alliances avec Tokyo et Séoul, et les analystes estiment que ni la Chine ni le Japon ne souhaitent d'affrontement armé. Mais les dirigeants chinois font face à une forte pression interne, que relaie le Global Times dans un éditorial au ton martial à l'égard du Japon. « Si les États-Unis ne vont pas trop loin, nous ne les ciblerons pas dans la protection de notre zone. Ce que nous devons faire à présent, c'est contrer avec fermeté toutes les actions provocatrices du Japon », a insisté le journal. Selon lui, « si le Japon envoie ses avions voler au-dessus de la zone (chinoise), nous aurons toute légitimité pour envoyer nos avions dans sa propre zone », ce qui pourrait déboucher sur des tensions dans l'air « similaires à celles de la guerre froide entre les États-Unis et l'Union soviétique ».
Le Japon d'abord
Pékin accuse les États-Unis et le Japon, qui possèdent tous deux des zones d'identification similaires depuis des décennies, de tenir à son égard un double discours. « Que le Japon retire d'abord la sienne (établie en 1969), et nous pourrons envisager de supprimer la nôtre dans 44 ans », a ironisé jeudi le porte-parole du ministère chinois de la Défense Yang Yujun.
De son côté, le journal japonais Yomiuri Shimbun a rapporté hier que les États-Unis et le Japon projetaient de renforcer leur coopération militaire dans la région, assurant que des avions japonais E-2C de détection seront stationnés de façon permanente à Okinawa tandis que des drones américains US Global Hawk devraient être opérationnels sous peu au Japon.
Pour sa part, l'Union européenne (UE) s'est jointe hier au chœur des critiques, la diplomate en chef des 28 Catherine Ashton redoutant que la création de la zone chinoise ne « contribue à échauffer les tensions régionales ». Mme Ashton « sait certainement qu'au sein même de l'UE, plusieurs pays possèdent des zones d'identification aérienne, mais je ne sais pas si cela signifie que les tensions en Europe en sont exacerbées pour autant », a répliqué Qin Gang, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, à l'occasion d'un point de presse régulier.
Cette action de l'aviation s'accompagne d'une mobilisation des médias chinois. Hier, la presse d'État à Pékin a appelé à réagir « sans hésiter » aux violations par le Japon des règles fixées pour cette zone. En vertu de ces dernières, les...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Il y a des peuples avec lesquels il vaut mieux trouver autre chose que la force imbecile reflexe de colonisateur. La Chine peut rendre coup pour coup et porter la guerre aux us intra muros , par les memes moyens que les us peuvent le faire , la seule difference est que les us n'ont pas l'habitude de se recevoir des raclees a domicile, et le 3eme homme , le russe ramassera les mises sur le tapis . Dernier conseil avant de prendre le train pour le yang tse kian ....
15 h 15, le 01 décembre 2013