Le physicien Werner Heisenberg a démontré qu'il est impossible de faire une mesure exacte de certains systèmes physiques, l'observateur pouvant avoir une influence sur l'état du système observé. L'économiste Charles Goodhart a pour sa part énoncé que tout indicateur devenant un objectif de politique économique cessait d'être un bon indicateur. En homme réputé pour l'art de la synthèse, François Hollande a combiné le principe d'incertitude et la loi de Goodhart dans sa politique de l'emploi. François Hollande défend son action en disant qu'on doit la juger sur un seul critère, l'inversion de la courbe du chômage, et que cette inversion va se produire avant la fin 2013 (initialement, il s'agissait du mois d'octobre). Or un phénomène économique ne se mesure pas comme un relevé de température ou de vitesse. Il ne suffit pas de dénombrer les ayants droit à l'assurance-chômage, sans s'interroger sur les causes profondes qui brident la création d'emploi. C'est pourtant l'impression dominante. Dans les hautes sphères, on scrute donc les statistiques du ministère du Travail mois après mois en attendant la fameuse inversion. On peut forcer un peu le destin avec des emplois subventionnés ou des incitations à la formation des chômeurs, ce qui les déplace d'une case à une autre en les rendant moins visibles. On crée alors la suspicion que les chiffres sont sinon manipulés, en tout cas peu crédibles. À tort ou à raison, on reste en pleine incertitude.
L'économie n'a pas le dynamisme suffisant pour créer de l'emploi (≈ 1 % de croissance par an). Il s'ensuit logiquement que le chômage reste sur une pente ascendante. Certes, la hausse se modère un peu – avec, en octobre, la première « vraie » baisse depuis 28 mois –,
mais cela n'incite pas encore les ménages à anticiper une inversion de la courbe. De plus, en raison du chômage élevé, la hausse des salaires ralentit fortement, tombant à 1,6 % sur un an, le rythme le plus bas depuis 2000. Cela bride la consommation. Du fait du poids des charges sociales, la modération salariale est hélas compatible avec un coût du travail élevé. Cela bride la création d'emploi. Dans ces conditions, il y a une faille croissante entre la France et l'Allemagne sur le marché du travail. Mais non sur le marché de la dette publique. Pour la énième fois, on ne peut que s'en étonner.
Économie
François Hollande, président quantique
OLJ / le 30 novembre 2013 à 00h00


C'est plus simple que cela...! F.Hollande représentant du socialisme dogmatique BCBG en costard cravate bleu...! le rose et le rouge ne sont pas tendance...! utilise les bonnes vieilles recettes socialistes ...d'abord un vieux classique , mentir pour convaincre les clients ...! puis si toujours septique , utiliser le sophisme pour expliquer ...! en cas de fiasco ! mixez les deux...!
17 h 33, le 30 novembre 2013