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Économie - Ue

Hollande à Madrid aujourd’hui pour faire front commun avec Rajoy

La France plaide pour qu'un mécanisme de résolution des défaillances bancaires et de recapitalisation directe des établissements en difficulté soit adopté dès cette fin d'année.

Le chef de l’État français, François Hollande, devrait renouveler à Madrid l’appel lancé à Rome la semaine dernière. Patrick Kovarik/AFP

François Hollande sera aujourd'hui à Madrid afin de présenter un front commun avec le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, à l'approche d'échéances européennes décisives sur l'union bancaire censées parer le risque d'une nouvelle crise bancaire en Europe.
Le chef de l'État français, accompagné d'une dizaine de ministres, devrait renouveler l'appel lancé à Rome la semaine dernière, aux côtés du président du Conseil italien, Enrico Letta, pour « faire de la croissance de l'emploi, de la stabilité le cœur de nos décisions pour le sommet européen du mois de décembre ».
La France plaide sans relâche pour qu'un mécanisme de résolution des défaillances bancaires et de recapitalisation directe des établissements en difficulté soit adopté dès cette fin d'année par les 28. Après avoir obtenu le soutien d'Enrico Letta, François Hollande viendra donc rechercher à Madrid celui du conservateur Mariano Rajoy.
L'idée de cette union bancaire, rappelle-t-on volontiers à l'Élysée, était née précisément en juin 2012 de la situation de l'Espagne, « enfermée dans la spirale négative » de sa dette souveraine et la nécessité de restructurer son secteur bancaire.
Second sujet européen à l'ordre du jour du sommet : la croissance dans la zone euro. Là aussi, tout comme à Rome une semaine plus tôt, François Hollande plaidera pour doter la zone euro d'une « capacité financière » afin de soutenir des investissements de grande ampleur ou des politiques de croissance.

FagorBrandt évoqué par Montebourg
L'Espagne, qui a procédé à « un ajustement très rude » de ses finances publiques, au prix d'un chômage très élevé, affrontera « un problème majeur de croissance à terme et devrait donc être intéressée par une capacité d'investissement supplémentaire au niveau de la zone euro », observe-t-on à Paris.
Pour refermer cet agenda européen, les dirigeants français et espagnols devraient
s'entretenir de la proposition française d'un « gouvernement économique » de la zone euro avec à sa tête un président permanent de l'Eurogroupe.
Le chômage, particulièrement celui des jeunes, sera également au cœur de leurs discussions avec une initiative européenne dotée de 6 milliards d'euros sur deux ans dont un peu moins d'un tiers devrait aller à l'Espagne. Plus d'un jeune Espagnol sur deux pointe au chômage et Madrid « souhaite que les instruments européens soient déployés de la manière la plus efficace », observe-t-on à Paris.
L'immigration illégale, la défense, mais aussi des sujets bilatéraux comme les grands classiques des sommets franco-espagnols, tels l'antiterrorisme ainsi que les interconnexions ferroviaires, maritimes ou énergétiques, figureront également au menu de la rencontre.
Le sort du fabricant d'électroménager FagorBrandt, filiale française du groupe espagnol Fagor, placé en redressement judiciaire, sera par ailleurs « probablement » abordé par Arnaud Montebourg, ministre français du Redressement productif. Il est « possible » que François Hollande et Mariano Rajoy l'évoquent également, indique-t-on à l'Élysée. Le groupe emploie 5 700 personnes, dont 1 800 en France.

©AFP

François Hollande sera aujourd'hui à Madrid afin de présenter un front commun avec le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, à l'approche d'échéances européennes décisives sur l'union bancaire censées parer le risque d'une nouvelle crise bancaire en Europe.Le chef de l'État français, accompagné d'une dizaine de ministres, devrait renouveler l'appel lancé à Rome la semaine dernière, aux côtés du président du Conseil italien, Enrico Letta, pour « faire de la croissance de l'emploi, de la stabilité le cœur de nos décisions pour le sommet européen du mois de décembre ».La France plaide sans relâche pour qu'un mécanisme de résolution des défaillances bancaires et de recapitalisation directe des établissements en difficulté soit adopté dès cette fin d'année par les 28. Après avoir obtenu le soutien...
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