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Moyen Orient et Monde - Égypte

Entre le Sinaï et Le Caire, deux attentats font monter la tension

Les attaques contre les forces de l’ordre se sont multipliées depuis la destitution du président islamiste Mohammad Morsi par l’armée.

Les restes du bus de l’armée, cible de l’attentat contre les forces de l’ordre faisant onze morts dans le Sinaï. Facebook/AFP

Au moins 11 soldats ont péri tôt hier matin dans un attentat à la voiture piégée, près d’al-Arich, chef-lieu du nord du Sinaï, où les attaques contre les forces de l’ordre se sont multipliées depuis que l’armée a destitué en juillet le président islamiste Mohammad Morsi. Une voiture a explosé au passage d’un autobus qui transportait des soldats, faisant 11 morts et 34 blessés, a annoncé l’armée. Certains sont dans un état critique.
Le 19 août, une embuscade contre un convoi de policiers près de Rafah, le point de passage vers la bande de Gaza, avait fait 25 morts dans les rangs des policiers dans l’attaque la plus meurtrière depuis des années dans le Sinaï. Même si les attentats sont généralement revendiqués par des groupes jihadistes, le principal étant Ansar Beit al-Maqdess, qui a fait allégeance à el-Qaëda, en représailles selon eux au « coup d’État » de l’armée, le gouvernement les attribue volontiers aux « terroristes » Frères musulmans, la confrérie dont est issu M. Morsi.

Place Tahrir
Un peu plus tôt au Caire, quatre policiers y compris un officier ont été blessés quand des inconnus ont jeté une bombe sur un des innombrables postes de contrôle routier dont la capitale égyptienne est truffée depuis la mi-août. À cette date, l’armée et la police ont tué au Caire des centaines de manifestants pro-Morsi, début d’une implacable répression qui a fait plus d’un millier de morts dans les rangs des islamistes.
Mardi, pour la première fois depuis juillet, ce ne sont pas des manifestations islamistes, mais des mouvements laïques de la jeunesse, relativement minoritaires mais hostiles aux militaires comme aux Frères musulmans, qui ont manifesté au Caire contre le nouveau pouvoir. Ces rassemblements sur la place Tahrir ont été émaillés de heurts entre opposants et partisans de l’armée. Au moins deux personnes sont mortes et 26 ont été blessées sur cette place, épicentre de la révolte de 2011 contre Moubarak. La police a dû envoyer les blindés pour disperser les manifestants.
(Source : AFP)

 

Au moins 11 soldats ont péri tôt hier matin dans un attentat à la voiture piégée, près d’al-Arich, chef-lieu du nord du Sinaï, où les attaques contre les forces de l’ordre se sont multipliées depuis que l’armée a destitué en juillet le président islamiste Mohammad Morsi. Une voiture a explosé au passage d’un autobus qui transportait des soldats, faisant 11 morts et 34 blessés, a annoncé l’armée. Certains sont dans un état critique.Le 19 août, une embuscade contre un convoi de policiers près de Rafah, le point de passage vers la bande de Gaza, avait fait 25 morts dans les rangs des policiers dans l’attaque la plus meurtrière depuis des années dans le Sinaï....
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