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Moyen Orient et Monde - Égypte

Manifestations place Tahrir contre le « Mémorial aux martyrs »

Les manifestants recouvrant le « Mémorial aux martyrs », érigé par le gouvernement de transition, de graffitis et de peinture rouge, symbolisant le sang des personnes tuées. Gianluigi Guercia/AFP

Des centaines d’Égyptiens opposants et partisans de l’armée se sont fait face hier au Caire et brièvement lancé des pierres. La plupart des manifestants étaient venus commémorer le 19 novembre 2011, premier jour d’une semaine sanglante durant laquelle une quarantaine de manifestants hostiles au pouvoir intérimaire de l’armée après la chute de Hosni Moubarak, avaient été tués par les forces de l’ordre aux abords de la place Tahrir. Plus de 3 000 personnes avaient été blessées.
La veille, le gouvernement de transition, installé par l’armée le 3 juillet après la destitution et l’arrestation du président islamiste Mohammad Morsi, avait inauguré en grande pompe un « Mémorial des martyrs » sur la place Tahrir. C’est ainsi qu’hier, les manifestants à Tahrir ont répondu à l’appel de mouvements de la jeunesse hostiles aussi bien aux islamistes qu’à l’armée, et qui considèrent que le mémorial érigé par un gouvernement dirigé de facto par les militaires est une « insulte » à la mémoire des « martyrs ». Dès lundi soir, ils avaient recouvert le mémorial de graffitis et de peinture rouge symbolisant le sang des personnes tuées, avant de l’endommager.
« Faire la fête sur des chants à la gloire de l’armée est une provocation », a estimé Magda al-Masrya, une manifestante de 50 ans, vêtue de noir et le visage ceint d’un voile gris. « Nous, nous sommes là aujourd’hui en mémoire des martyrs, en deuil. »

« La révolution n’est pas finie »
Certains membres du gouvernement actuel étaient également au pouvoir au moment des événements de novembre 2011, note Reni Rafat, une jeune manifestante venue avec des amis. « Nous voulons que ceux qui sont responsables soient jugés, pas qu’on nous organise des célébrations », poursuit-elle.
Mahmoud Hicham, étudiant de 21 ans, affirme que « la révolution n’est pas finie ». « En trois ans, nous avons eu trois régimes et trois traîtres : Moubarak, l’armée et les Frères musulmans », la confrérie islamiste de M. Morsi, lance-t-il.
Face à eux, quelques dizaines de partisans de l’armée et de son commandant en chef, le général Abdel Fattah al-Sissi, brandissaient des portraits du nouvel homme fort de l’Égypte.
Les partisans de M. Morsi, premier président démocratiquement élu en Égypte, cibles d’une répression sanglante depuis sa destitution, n’avaient pour leur part pas appelé à manifester hier comme ils le font pourtant quotidiennement depuis le coup de force des militaires.
La présence policière et militaire autour de la place Tahrir, épicentre de la révolte lancée début 2011, restait discrète, selon des journalistes de l’AFP. L’agence officielle MENA rapportait de son côté que les forces de sécurité avaient été déployées autour des bâtiments gouvernementaux, et notamment du ministère de l’Intérieur, auquel mène la rue Mohammad Mahmoud. Le ministère de l’Intérieur a néanmoins prévenu qu’il répondrait fermement à toute violence.
Des accrochages ont été signalés place Tahrir, mais aussi dans d’autres quartiers du Caire et à Alexandrie, rapporte la presse locale. Selon le journal al-Ahram, les violences ont fait au moins 12 blessés.

(Sources : agences)

Des centaines d’Égyptiens opposants et partisans de l’armée se sont fait face hier au Caire et brièvement lancé des pierres. La plupart des manifestants étaient venus commémorer le 19 novembre 2011, premier jour d’une semaine sanglante durant laquelle une quarantaine de manifestants hostiles au pouvoir intérimaire de l’armée après la chute de Hosni Moubarak, avaient été tués par les forces de l’ordre aux abords de la place Tahrir. Plus de 3 000 personnes avaient été blessées.La veille, le gouvernement de transition, installé par l’armée le 3 juillet après la destitution et l’arrestation du président islamiste Mohammad Morsi, avait inauguré en grande pompe un...
commentaires (2)

Eh oui...l'ébullition démocratique égyptienne ne s'arête pas. Fondamentalement, c'est plutôt une bonne chose. Et les militaires feraient bien d'en tenir compte. Parce que l'Egypte est un grand pays. Son peuple s'est débarrassé de Moubarak, puis des Ikhwan. la mouvance démocratique égyptienne doit être entendue et respectée, parce qu'elle est l'avenir du pays. Attention donc pour M. Sissi. dans sa lutte contre le terrorisme islamique, il a urgemment besoin de tous ces gens. Sans eux, l'Egypte plongera dans le chaos.

GEDEON Christian

12 h 44, le 20 novembre 2013

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Commentaires (2)

  • Eh oui...l'ébullition démocratique égyptienne ne s'arête pas. Fondamentalement, c'est plutôt une bonne chose. Et les militaires feraient bien d'en tenir compte. Parce que l'Egypte est un grand pays. Son peuple s'est débarrassé de Moubarak, puis des Ikhwan. la mouvance démocratique égyptienne doit être entendue et respectée, parce qu'elle est l'avenir du pays. Attention donc pour M. Sissi. dans sa lutte contre le terrorisme islamique, il a urgemment besoin de tous ces gens. Sans eux, l'Egypte plongera dans le chaos.

    GEDEON Christian

    12 h 44, le 20 novembre 2013

  • J'ai beau chercher , je ne trouve pas de hezb resistant ni de chiite en Lybie , en Somalie et en Egypte , et pourtant il y a eu des attaques a la voiture pigee dans ces 3 etats en meme temps qu'au Liban . Cherchez l'erreur ! je me demande si , comme ce pauvre rebelle decapite par erreur les salafowahabites n'entendent pas des voix d'outre tombe .

    Jaber Kamel

    10 h 36, le 20 novembre 2013

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