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Juste bons

Hier, c’était la journée de la gentillesse. Une idée perçue comme mièvre, mais une idée forte. Dans un monde de plus en plus peuplé, l’agressivité semblera la seule option quand il s’agira de survivre. Qualifier quelqu’un de « gentil » est aujourd’hui presque insultant. Mais non, ce n’était pas la journée des cons. Il faut beaucoup d’intelligence pour faire un gentil. Contrairement à la violence, la gentillesse n’est ni instinctive ni innée. Elle est le fruit d’un long processus qui engage écoute, attention et empathie et permet, à maturité, de trouver spontanément les mots et les gestes qui rendent la vie plus supportable. Les gentils ne sont pas des naïfs. Ils connaissent la nature humaine mieux que quiconque. C’est ce qui leur permet de comprendre les besoins et les attentes d’autrui. C’est aussi la raison pour laquelle ils inspirent la méfiance. Un gentil, c’est quelqu’un qui débusque vos failles, chasse vos démons familiers, vous désarme alors que vous n’avez rien demandé, se réjouit de vos joies, cherche une solution à vos peines, vous « réfléchit » : on est nu devant un gentil. C’est très embarrassant.
Nous ne parlons pas ici de fleurs, de bonbons et de sourires, accessoires non indispensables au concept. La question est plus grave. Elle engage le pronostic vital d’une famille, d’une entreprise, d’une communauté, d’une société. Sans la bonne volonté de certains, les conflits seraient interminables et l’humanité fermenterait dans une douloureuse aigreur. Il est clair que ces médiateurs bénéfiques ne peuvent être ni pleutres ni serviles, handicaps qui n’ont rien à voir avec la gentillesse. Confiants, en paix avec eux-mêmes, leur amour des autres émane d’un amour compris de soi, de la valeur de la vie pour laquelle ils veulent de toutes leurs forces créer un environnement propice. Il n’y a pas dans la gentillesse la dureté culpabilisante de l’abnégation, mais plutôt une idée de partage, une envie de vivre ensemble en harmonie et une ferme disposition à y mettre du sien.
Pour leur courage de jeter les armes dans l’espoir d’un geste réciproque, pour leur persévérance malgré les ricanements des cyniques, pour leur délicatesse qui prouve que ce monde peut ne pas être brutal, pour la beauté de ce geste qui ouvre la fenêtre au bonheur comme à un courant d’air et l’invite à circuler, assainir, bousculer... Respect !
Hier, c’était la journée de la gentillesse. Une idée perçue comme mièvre, mais une idée forte. Dans un monde de plus en plus peuplé, l’agressivité semblera la seule option quand il s’agira de survivre. Qualifier quelqu’un de « gentil » est aujourd’hui presque insultant. Mais non, ce n’était pas la journée des cons. Il faut beaucoup d’intelligence pour faire un gentil. Contrairement à la violence, la gentillesse n’est ni instinctive ni innée. Elle est le fruit d’un long processus qui engage écoute, attention et empathie et permet, à maturité, de trouver spontanément les mots et les gestes qui rendent la vie plus supportable. Les gentils ne sont pas des naïfs. Ils connaissent la nature humaine mieux que quiconque. C’est ce qui leur permet de comprendre les besoins et les attentes d’autrui. C’est...
commentaires (5)

CORRECTION ! Merci : "L’ANNIVERSAIRE ET/OU LA COMMÉMORATION, hypothèse de vie...." ET puis "qu'on voit que le Noirci n'est pas Gentil comme e.g. Sääd ET les HARIRI....".

Antoine-Serge KARAMAOUN

15 h 34, le 14 novembre 2013

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Commentaires (5)

  • CORRECTION ! Merci : "L’ANNIVERSAIRE ET/OU LA COMMÉMORATION, hypothèse de vie...." ET puis "qu'on voit que le Noirci n'est pas Gentil comme e.g. Sääd ET les HARIRI....".

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    15 h 34, le 14 novembre 2013

  • Magnifique texte! Merci de nous remettre la pendule à l'heure.

    Christiane Chammah Sahyoun

    12 h 48, le 14 novembre 2013

  • LE MONDE D'AUJOURD'HUI, CHÈRE MADAME FIFI ABOU DIB, RESSEMBLE TOUT À FAIT À LA JUNGLE TOUT COMME À L'OCÉAN... LES ANIMAUX LES PLUS FORTS MANGENT LES PLUS FAIBLES... ET LES GRANDS POISSONS LES PLUS PETITS... LE "GENTIL"... IL N'Y EN A PLUS DANS CE MONDE AIGRI, MAIS MÊME S'IL Y EN AVAIT... DANS CES DEUX CONTEXTES... EST LE FAIBLE ! OU LE BAUDET SUR LEQUEL ON DÉCHARGE TOUS LES VICES ET PERVERSIONS DE LA VICIEUSE OEKOUMÈNE !

    SAKR LOUBNAN

    11 h 21, le 14 novembre 2013

  • LA COMMÉMORATION, hypothèse de vie, est célébrée aussi chez les Non-gentils. Ce qui fait que ces irrésistibles s’imaginent réfléchir ! Résulte cet illustrissime festival d'abjection et de vautrage dans la puanteur de l’Horrible. Et voilà le cœur qui se serre et la chair qui se hérisse ! C'est à ceci qu'on voit que le Noirci n'est pas Gentil comme e.g. Sääd Hariri ; et que même s’il mourrait à cent ans ce qui, même pour un comme lui est Inespéré, il n’en deviendrait pas pour autant Gentil. Ce spécialiste de l’indicible, du baratin archaïque néfaste et mystique, n'a de cesse de se porter aux confins de l’ignorance pour en scruter la part irréductible d'opacité, ce que fait aussi Tonnerre de Rien lors d'une "husseïnïyéh" en fumant sa Tattléh. Autres élèves du cloîtré Non-gentil, y a Wéhhééébb, boSSfééér, sieur de Beau sieur, Nöoûla et Ramier ramiah ; ce qui n'est pas Rien. Il est arrivé pour des Gentils de passer à côté de certains de leurs colloques à Ddâhïyéh, qui permettent à ces "lucides anthracites d'interroger les limites de l’indicible et de se goinfrer de jus frelaté, de Késchék et de habrâ Naïyéh ; fines spécialités des Campagnardisés. Le Beauf était là qui, entre 2 facéties, ne laissait pas sa part au chat ! Ce qui est sûr est la fulgurance émise par 1 des filles de son beau- chef, dubitative devant les amis de son mari : "Ce sont des pas trop bêtes, mais surtout méchants et Non-gentils."

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    08 h 33, le 14 novembre 2013

  • Si la gentillesse devient monnaie rare de nos jours tout simplement , elle incarne la noblesse de l’intelligence. Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    07 h 55, le 14 novembre 2013

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