Plus d’une quarantaine de films, des conférences, des échanges et des débats avec des écrivains et des cinéastes, en grande partie de la gent féminine, voilà ce qu’offre le Festival international du film de Tripoli dans sa première édition qui se déroulera du 14 au 19 novembre entre le Nord et Beyrouth.
La réalisatrice Jocelyne Saab, directrice du Festival international du film de Tripoli
Créer un Festival du film de Tripoli ? Organiser un événement de cette envergure alors que la capitale du Liban-Nord est une blessure béante qui saigne ? Voilà une idée saugrenue diriez-vous et bien étrange, mais pour la réalisatrice et plasticienne libanaise Jocelyne Saab, il n’y a rien d’étrange et aux âmes vaillantes rien n’est impossible. Elle qui a été une des premières résistantes (à sa façon) dans les années 70 et qui continue à affirmer l’identité féminine a accepté le défi sans hésiter. « Je n’ai pas voulu reculer, quelle que soit la situation du pays, et je me suis mise à l’œuvre dès que j’ai été convaincue du projet. J’ai pu par la suite convaincre une équipe d’y adhérer et le Festival du film est né en concomitance avec l’association Résistance culturelle. » Pour sélectionner des films qui cadreraient dans ce festival, Saab a dû avoir recours au réseau NETPAC, association culturelle pour les films d’Asie. « Ce sont des personnalités aux tempéraments forts que j’ai rencontrées à Vezoul et qui m’ont aidé à constituer un fonds », signale Jocelyne Saab. La seconde étape était plus difficile à atteindre puisqu’il s’agissait de financement. Or la réalisatrice avait déjà introduit un cursus sur le cinéma égyptien (origines du cinéma libanais) . « Je me suis donc tourné vers ces universités-là et elles étaient présentes à l’appel. J’ai pu ainsi faire un choix des événements et films et les partager entre elles. » Enfin, ce n’est que récemment que la Chambre de commerce et d’industrie de Tripoli a adhéré à cet événement tout en le soutenant de toutes ses forces. « Ne dit-on pas que les petites rivières font les grands fleuves ? », dit-elle en rigolant. Enfin, la situation a quand même obligé les organisateurs à se décentraliser. Entre Tripoli et Beyrouth, la machine allait s’enclencher. Un grand défi que Jocelyne Saab a voulu relever pour tenter de faire revivre cette Nahda que le Liban connaissait dans le temps. Ce soir donc, le Festival du film de Tripoli démarre en deux lieux , d’abord à 17 heures au circuit Planète City Complex Tripoli, puis vers 20 heures au Métropolis Empire Sofil (Beyrouth) avec le film Syngué Sabour de Atiq Rahimi.
Créer un Festival du film de Tripoli ? Organiser un événement de cette envergure alors que la capitale du Liban-Nord est une blessure béante qui saigne ? Voilà une idée saugrenue diriez-vous et bien étrange, mais pour la réalisatrice et plasticienne libanaise Jocelyne Saab, il n’y a rien d’étrange et aux âmes vaillantes rien n’est impossible. Elle qui a été une des premières résistantes (à sa façon) dans les années 70 et qui continue à affirmer l’identité féminine a accepté le défi sans hésiter. « Je n’ai pas voulu reculer, quelle que soit la situation du pays, et je me suis mise à l’œuvre dès que j’ai été convaincue du projet. J’ai pu par la suite convaincre une équipe d’y adhérer et le Festival du film est né en concomitance avec l’association Résistance culturelle. » Pour...
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