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Moyen Orient et Monde - France

« Faisons bloc pour gagner les batailles, non plus militaires, mais économiques »

Hollande lance les cérémonies du centenaire de la Grande Guerre, placé sous le signe de l’unité en France et en Europe contre la montée des intolérances.

François Hollande délivrant son discours, hier à l’Élysée. Alain Jocard/pool/AFP

Le président français François Hollande a lancé hier les cérémonies du centenaire de la Première Guerre mondiale et le 70e anniversaire de la Libération.
Dans un discours à l’Élysée, M. Hollande a comparé le traumatisme de la guerre 1914-18 à l’angoisse sociale liée à la crise, favorisant la montée des extrémismes. « Réformer, réunir, réussir : voilà l’ordre de mobilisation que nous pouvons délivrer. Mais pour cela, la France doit avoir confiance en elle-même, en son histoire, en ses forces, en ses capacités, en ses atouts, en son destin », a-t-il déclaré. Dès ses premières phrases, M. Hollande, au plus bas dans les sondages, a dit ne rien ignorer de l’état d’inquiétude de ses concitoyens. « Ce temps de mémoire arrive à un moment où la France s’interroge sur elle-même, sur sa place, sur son avenir, avec l’appréhension qui s’empare de toute grande nation confrontée à un changement du monde », a-t-il souligné, invitant à « faire bloc pour gagner les batailles qui aujourd’hui ne sont plus militaires, mais économiques ».
Le chef de l’État français a placé les cérémonies du centenaire sous le signe de l’unité, en France et en Europe, mettant en garde contre la montée des intolérances sur un continent « où la paix suscite l’indifférence tant elle s’est installée comme une évidence alors que, pourtant, montent les particularismes, les séparatismes, les extrémismes et les nationalismes ». « L’intransigeance » s’impose à ses yeux face « aux haines, aux racismes, face à toutes les atteintes aux valeurs ». M. Hollande a donné sa propre définition du patriotisme : « Amour des siens » et non « haine des autres ». « Commémorer c’est renouveler le patriotisme qui unit, qui rassemble, qui n’écarte personne au-delà des croyances, des origines, des couleurs de peau. »

Humanité commune
Revenant sur les traumatismes laissés par la Grande Guerre, qui a fait 1,4 million de morts et des millions de blessés en France, M. Hollande a demandé de ne pas oublier les combattants issus des anciennes colonies. « La France a souscrit une dette d’honneur à l’égard de leurs descendants », a-t-il dit. « Cette dette d’honneur, nous l’honorons en ce moment même au Mali », où la France intervient militairement depuis janvier contre les islamistes. Le président a également appelé à la réintégration dans la mémoire collective des « fusillés », qui auront une place au musée de la guerre aux Invalides, à Paris. « Je souhaite, au nom de la République, qu’aucun des Français qui participèrent à cette mêlée furieuse ne soit oublié », a-t-il dit, demandant que les dossiers des conseils de guerre soient numérisés et disponibles. M. Hollande a également annoncé que les noms des soldats morts sur les champs de bataille du Nord-Pas-de-Calais seront inscrits, sans « distinction de nationalité », au mémorial de Notre-Dame-de-Lorette « au nom de l’humanité commune ».
La réconciliation franco-allemande sera au cœur des célébrations de l’an prochain, qui verra un 14-Juillet « inédit » placé sous le signe du centenaire. Le président allemand, Joachim Gauck, viendra en France début août pour le centenaire de la mobilisation de 1914. La France et la Belgique, qui a été aussi le théâtre de nombreux combats héroïques restés gravés dans les mémoires, seront les hôtes des commémorations. Il s’agit de la première commémoration de la Grande Guerre sans témoins, tous ayant disparu.
(Sources : agences)
Le président français François Hollande a lancé hier les cérémonies du centenaire de la Première Guerre mondiale et le 70e anniversaire de la Libération.Dans un discours à l’Élysée, M. Hollande a comparé le traumatisme de la guerre 1914-18 à l’angoisse sociale liée à la crise, favorisant la montée des extrémismes. « Réformer, réunir, réussir : voilà l’ordre de mobilisation que nous pouvons délivrer. Mais pour cela, la France doit avoir confiance en elle-même, en son histoire, en ses forces, en ses capacités, en ses atouts, en son destin », a-t-il déclaré. Dès ses premières phrases, M. Hollande, au plus bas dans les sondages, a dit ne rien ignorer de l’état d’inquiétude de ses concitoyens. « Ce temps de mémoire arrive à un moment où la France s’interroge sur elle-même, sur sa place, sur...
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