Mais les négociateurs ne parviennent pas à départager deux candidats : Mohammad Ennaceur, 79 ans, soutenu par l’opposition, et Ahmad Mestiri, 88 ans, soutenu par Ennahda. Il s’agit de vétérans de la politique, ayant été ministres sous la présidence de Habib Bourguiba, le père de l’indépendance. L’opposition juge M. Mestiri trop faible physiquement et craint qu’Ennahda cherche à contrôler indirectement le gouvernement. « Ennahda veut quitter le pouvoir par la porte et revenir par la fenêtre », a d’ailleurs lancé dans la nuit de samedi à dimanche Hamma Hammami, un dirigeant de la coalition de gauche Front populaire. « Nous considérons que Mestiri est l’homme de la situation. Il est à égale distance de tout le monde », a estimé a contrario un porte-parole d’Ennahda, Zied Laadhari.
Les retards s’accumulent
Ces négociations visent à résoudre un profond conflit politique paralysant le pays et exacerbé par l’assassinat fin juillet du député d’opposition Mohammad Brahmi
attribué à la mouvance jihadiste. Cette sortie de crise implique la formation d’un gouvernement d’indépendants, mais M. Larayedh a conditionné son départ à l’application stricte du calendrier des négociations. Celui-ci prévoit la mise en place d’une législation et d’un calendrier électoraux ainsi que le lancement de la procédure d’adoption de la Constitution, en cours de rédaction depuis deux ans. Sa démission formelle ne doit d’ailleurs pas intervenir avant la mi-novembre.
Mais les problèmes et retards s’accumulent. L’élection des membres de la commission électorale par l’Assemblée nationale constituante (ANC) prévue samedi a été reportée. De même, l’adoption de la loi électorale devant intervenir avant le 9 novembre est mal engagée, les travaux n’ayant pas encore débuté.
Parallèlement, face à la recrudescence des attaques attribuées à des groupes armés, la présidence a prolongé hier jusqu’à « fin juin 2014 » l’état d’urgence en vigueur depuis la révolution de janvier 2011, et qui accorde de larges pouvoirs à la police et l’armée. Pour la première fois depuis la révolution de janvier 2011, des attaques attribuées aux jihadistes ont ciblé mercredi derniers deux sites touristiques : l’un a été visé par un attentat-suicide qui n’a pas fait de victime et l’autre par une tentative déjouée à temps. Et durant le seul mois d’octobre, neuf gendarmes et policiers ont été tués dans des affrontements. Si aucune revendication n’a été annoncée, le gouvernement a attribué ces troubles à des groupes liés aux salafistes d’Ansar Ashariaa, mouvement accusé de liens avec el-Qaëda.
(Source : AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Eh non... se sont pas mis d'accord...les islamistes ne veulent pas lâcher le morceau. Quitte à déstabiliser complètement la Tunisie. la problème avec ces gens là,c'est qu'ils ont comme les morpions...une fois qu'ils sont quelque part,ils s'accrochent.ils finiront comme Morsi...en taule!
11 h 57, le 05 novembre 2013