Recherché par Washington après ses révélations sur l’Agence de sécurité nationale américaine (NSA), pour laquelle il a travaillé, M. Snowden ne pourra pas se rendre en Allemagne sous peine de perdre son statut de réfugié, mais il peut témoigner sans quitter la Russie, a expliqué son avocat russe, Anatoli Koutcherena. De son côté, le député allemand Hans-Christian Ströbele a déclaré à Berlin que M. Snowden préférerait témoigner devant le Congrès américain, au lendemain de sa rencontre avec le fugitif américain en Russie, dans un lieu tenu secret. Mais l’Américain s’est également dit prêt à témoigner devant le Parlement allemand, selon M. Ströbele. Berlin est « prêt à écouter » M. Snowden, a indiqué pour sa part le ministre allemand de l’Intérieur, Hans-Peter Friedrich.
Le bureau de M. Ströbele a diffusé une photo de sa rencontre avec M. Snowden et a ajouté que l’Américain lui avait transmis une lettre adressée au gouvernement allemand, au Bundestag (Chambre basse du Parlement allemand) et au parquet. « Je suis sûr qu’avec le soutien de la communauté internationale, le gouvernement américain cessera son comportement nocif (à mon égard) », écrit-il dans cette lettre. « J’attends avec impatience de parler avec vous dans votre pays quand la situation sera réglée », ajoute M. Snowden. Interviewé par la première chaîne de télévision allemande ARD, M. Ströbele a déclaré que l’Américain avait « montré qu’il savait beaucoup de choses. Il est prêt en principe à aider à éclaircir » les affaires, a-t-il ajouté.
Le Kremlin s’est refusé pour sa part à tout commentaire. Dans un entretien au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, M. Snowden a déclaré ne pas regretter avoir fait ses révélations, tout en concédant que ce qui lui coûtait le plus dans sa situation actuelle était « de ne pas avoir de contacts réguliers avec sa famille et ses proches ».


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