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Moyen Orient et Monde - Migrants

Une centaine de personnes retrouvées mortes dans le Sahara

Les corps d’une centaine de migrants, morts de soif, ont été retrouvés dans le nord du Niger. Les clandestins avaient tenté la traversée du Sahara entre la ville minière nigérienne d’Arlit, dont ils étaient partis entre la fin septembre et la mi-octobre, et Tamanrasset dans le Grand Sud algérien. Ils se sont dispersés dans le désert, à la recherche d’un point d’eau, quand les deux camions qui les transportaient sont tombés en panne l’un après l’autre.
Le maire d’Arlit, Maouli Abdouramane, a ainsi annoncé hier que 92 cadavres – 52 enfants, 33 femmes et sept hommes – avaient été découverts après des jours de recherches. « Les recherches se poursuivent », a-t-il ajouté. Toutes les victimes étaient originaires du Niger. Leurs corps étaient dispersés sur une grande distance, certains à moins de 20 km de la frontière algérienne. La plupart des cadavres étaient en état de décomposition avancée et avaient en partie été dévorés par des animaux, des chacals probablement, a précisé un secouriste, Almoustapha Alhacen.
En outre, les garde-côtes libyens ont secouru mercredi soir 84 migrants africains au large de Tripoli, a indiqué hier l’agence libyenne Lana, citant des sources maritimes locales. Leur embarcation était tombée en panne en pleine mer. Selon Lana, « tous les
migrants sont en bonne santé et ont été transférés au port de Zaouia, où ils ont été remis aux services de lutte contre l’immigration clandestine ». Mardi, près de cent migrants venus d’Afrique subsaharienne se sont évadés d’un centre de rétention à Gharyane, dans le sud-ouest de la Libye. Soixante-quinze d’entre eux ont été arrêtés.

Intimidations
Par ailleurs, un prêtre érythréen à la tête d’une association d’aide aux naufragés africains qui traversent la Méditerranée vers l’Italie, Don Mussie Zerai, a dénoncé hier les intimidations de médiateurs érythréens, selon lui à la solde du régime d’Asmara, auprès de compatriotes réfugiés en Sicile et de survivants de naufrages de bateaux de migrants clandestins. Selon le prêtre, les données collectées par ces médiateurs permettent à Asmara d’infliger des amendes, d’emprisonner ou de confisquer les terrains des familles de ceux qui ont fui. Il a estimé à 2 500 le nombre d’Érythréens morts en Méditerranée entre 2010 et 2013, dans des naufrages souvent non recensés. Toujours selon Don Zerai, on peut estimer que 50 000 Érythréens, dont beaucoup veulent rejoindre l’Europe du Nord, vivent en Italie. Environ 80 % d’entre eux subsistent dans des conditions précaires.
(Sources : agences)
Les corps d’une centaine de migrants, morts de soif, ont été retrouvés dans le nord du Niger. Les clandestins avaient tenté la traversée du Sahara entre la ville minière nigérienne d’Arlit, dont ils étaient partis entre la fin septembre et la mi-octobre, et Tamanrasset dans le Grand Sud algérien. Ils se sont dispersés dans le désert, à la recherche d’un point d’eau, quand les deux camions qui les transportaient sont tombés en panne l’un après l’autre.Le maire d’Arlit, Maouli Abdouramane, a ainsi annoncé hier que 92 cadavres – 52 enfants, 33 femmes et sept hommes – avaient été découverts après des jours de recherches. « Les recherches se poursuivent », a-t-il ajouté. Toutes les victimes étaient originaires du Niger. Leurs corps étaient dispersés sur une grande distance, certains à moins de 20...
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