Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Tunisie

Attentat-suicide et attaque avortée dans des zones touristiques

Les violences ont touché pour la première fois hier la côte est touristique, notamment Sousse, une ville balnéaire à 140 km au sud de Tunis où un kamikaze s’est fait exploser sur une plage. Des témoins ont indiqué que l’attentat-suicide visait l’hôtel Riadh Palm, dans le centre de Sousse. Le kamikaze, qui cherchait à accéder à l’hôtel par une porte arrière, a été repéré par les gardes et pourchassé sur quelques dizaines de mètres jusqu’à la plage, où il s’est fait exploser sans faire de victime. Des unités antiterroristes ratissaient la zone à la recherche d’un complice qui s’est enfui, selon le porte-parole.
La Fédération tunisienne des agences de voyages a alors mis en place « une cellule de crise pour la prise en charge des résidents de l’hôtel visé par l’attaque », a indiqué son président Mohammad Ali Toumi, appelant les hôteliers à la « vigilance ».
Quelques minutes plus tard, une deuxième attaque ciblant le mausolée de Habib Bourguiba, dans le centre de sa ville natale Monastir, a été évitée de justesse, selon le ministère de l’Intérieur. « Un jeune homme en possession d’explosifs a été arrêté », a indiqué le porte-parole du ministère, Mohammad Ali Laroui, précisant que « l’homme âgé de 18 ans portait un sac contenant une bombe qu’il allait faire exploser ».
Un photographe de l’AFP a précisé que, selon des témoins, l’homme avait été repéré et dénoncé par des résidents en raison de son comportement suspect, alors qu’il se trouvait dans un cimetière proche du mausolée, un somptueux édifice ouvert aux touristes. Il a été arrêté par la garde de sécurité présidentielle qui surveille les bâtiments, a rapporté la radio Mosaïque FM, identifiant le suspect comme un jeune homme originaire de Zaghouan et objet de quatre mandats de recherche.
Les deux actes sont le fait de « salafistes jihadistes », deux Tunisiens, dont l’un revenait d’un pays voisin, a indiqué le porte-parole du ministère, M. Laroui, sur Mosaïque FM. Plus tard dans la soirée, le ministère de l’Intérieur a annoncé l’arrestation de cinq suspects « impliqués » dans les attentats de Sousse et Monastir, qui appartiendraient à Ansar Ashariaa, un groupe classé depuis août dernier comme « organisation terroriste » par les autorités.
La présidence a dénoncé pour sa part une tentative de « torpiller » la transition démocratique, en référence au dialogue national ayant laborieusement démarré vendredi entre islamistes au pouvoir et opposition, pour sortir le pays d’une profonde crise politique. Elle appelle en outre les Tunisiens à « soutenir l’action des appareils sécuritaire et militaire face au terrorisme ».
Dans Tunis, des renforts de sécurité ont été déployés autour des hôtels alors que le tourisme, secteur-clé de l’économie, peine à se relever dans un contexte d’instabilité politique et de violences.
Sur l’antenne de Mosaïque FM, l’expert militaire Mokhtar Bennasr a affirmé que ces attaques « constituent une nouvelle étape du terrorisme qui vise désormais les citoyens », pour « semer la terreur » et « faire échouer tous les plans de sauvetage du secteur touristique ».
(Source : AFP)
Les violences ont touché pour la première fois hier la côte est touristique, notamment Sousse, une ville balnéaire à 140 km au sud de Tunis où un kamikaze s’est fait exploser sur une plage. Des témoins ont indiqué que l’attentat-suicide visait l’hôtel Riadh Palm, dans le centre de Sousse. Le kamikaze, qui cherchait à accéder à l’hôtel par une porte arrière, a été repéré par les gardes et pourchassé sur quelques dizaines de mètres jusqu’à la plage, où il s’est fait exploser sans faire de victime. Des unités antiterroristes ratissaient la zone à la recherche d’un complice qui s’est enfui, selon le porte-parole.La Fédération tunisienne des agences de voyages a alors mis en place « une cellule de crise pour la prise en charge des résidents de l’hôtel visé par l’attaque », a indiqué son...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut