« Nous avons peu d’espoir d’exporter du gaz vers le Pakistan (...) avec les conditions avancées par les Pakistanais », a déclaré M. Zanganeh sans donner plus de précision. « Les Pakistanais (ne peuvent ni) payer des amendes (pour non-respect du contrat, NDLR) ni importer du gaz iranien. Dans les deux cas, ils n’ont pas d’argent pour payer », a-t-il ajouté.
Lancé en 2010, le projet a connu des problèmes de financement du côté pakistanais.
Islamabad fait l’objet de pressions des États-Unis qui cherchent à isoler l’Iran pour pousser Téhéran à renoncer à ses activités nucléaires controversées.
Début octobre, le Pakistan a demandé à l’Iran de financer à hauteur de 2 milliards de dollars la construction du côté pakistanais du gazoduc.
En effet, l’Iran a quasiment achevé les travaux sur son territoire, mais le Pakistan n’a pas encore entamé la construction des 780 kilomètres d’infrastructure prévus de son côté. Pour débloquer le projet, Téhéran avait accepté de fournir 500 millions de dollars pour lancer les travaux au Pakistan, confiés à une entreprise iranienne.
Ce gazoduc court sur 1 800 km entre le champ gazier
offshore de South Pars en Iran, et Nawabchah, au nord de Karachi. Il devait permettre à l’Iran de livrer, à partir de décembre 2014, 21 millions de mètres cubes de gaz par jour au Pakistan, pays confronté à une crise énergétique qui plombe son secteur industriel et irrite au quotidien la population. Islamabad compte produire 20 % de son électricité grâce au gaz iranien.
L’Iran, qui possède les deuxièmes réserves mondiales de gaz, développe rapidement sa production et a un besoin vital de l’exporter, le pays étant étranglé par les sanctions économiques, notamment l’embargo pétrolier occidental qui a divisé par deux ses exportations de brut depuis début 2012.
(Source : AFP)


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