De son côté, le ministre turc Ahmet Davutoglu a indiqué que son gouvernement considérait la période délicate des deux dernières années comme « temporaire ». « Nous pouvons avoir nos différences mais nous pouvons nous asseoir à une table et discuter des moyens de les réduire par le dialogue », a dit M. Davutoglu, qui devrait se rendre en Irak dès le mois prochain.
Les relations entre Ankara et le régime du Premier ministre chiite Nouri al-Maliki sont au plus bas depuis le refus turc d’extrader le vice-président irakien Tarek al-Hachémi (un sunnite), condamné à mort par contumace dans son pays pour meurtres et réfugié en Turquie depuis l’an dernier. L’Irak accuse également la Turquie d’ingérence dans le différend qui oppose le gouvernement de Bagdad à la région autonome irakienne du Kurdistan, notamment pour l’exploitation de ses ressources pétrolières. Signe de ces tensions, Bagdad a exclu début novembre la compagnie pétrolière turque TPAO d’un important contrat
d’exploration dans le sud de son territoire.
Mais malgré tout, « la Turquie est un de nos partenaires économiques les plus importants », a souligné
M. Zebari. « Nos liens économiques n’ont jamais été affectés par ces tensions, ce qui est un indicateur de la solidité de nos relations », a-t-il ajouté.
(Source : AFP)


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