Le président du RDCL Fouad Zmokhol au cours de sa rencontre avec la délégation de Tripoli.
« Cette ville a tous les atouts pour devenir un des principaux moteurs de la croissance économique et des échanges commerciaux du pays », a affirmé M. Zmokhol. « Mais, pour cela, il est crucial d’y assurer une stabilité et une sécurité à long terme, “ultimes ingrédients” pour le développement, la croissance et l’investissement. » Car, selon lui, les conséquences des tensions régulières qui s’abattent sur la ville pourraient s’avérer irréversibles et pousser la région vers une dangereuse crise sociale et économique sans précédent.
Le président du RDCL a mis en avant le rôle que le port de Tripoli pourrait jouer dans ce processus. « Il est regrettable que ce grand atout ne soit utilisé qu’à environ 18 % de ses capacités. » M. Zmokhol a ainsi souligné l’importance de bâtir une zone franche dans le port de Tripoli, « qui faciliterait les échanges commerciaux et le transit des marchandises à travers toute la région ». Enfin, il a avancé l’idée d’une ligne de tramway qui relierait Tripoli à Beyrouth et qui serait « extrêmement utile au transport de marchandises et des citoyens, réduisant ainsi les embouteillages et le coût du transport ».
De son côté, M. Dabboussi s’est félicité de cette rencontre « qui va nous permettre de créer un regroupement économique qui puisse faire pression sur les autorités compétentes pour adopter les plans d’actions économiques et redonner à Tripoli la place qu’elle mérite ». Selon lui, la « zone économique franche » de la ville n’a pas que des enjeux régionaux, mais représente un dossier national à part entière qui nécessite des efforts de la part de tous les partis.
Enfin, le directeur du port de Tripoli Ahmad Tamer a appelé à la mise en place d’une politique économique nationale « visant à clarifier le rôle du port de Tripoli et à assurer un minimum de stabilité à travers des lois » pour permettre à la ville de prospérer et de renouer avec la croissance et le développement social.


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