La kamikaze serait Naïda Assialova, originaire du Daghestan, république instable du Caucase, proche de la Tchétchénie. HO/AFP
« L’enquête a été ouverte pour attentat terroriste, meurtre et trafic d’armes et d’explosifs », a ajouté un responsable du comité d’enquête, Vladimir Markine. Selon les informations diffusées par la branche locale du comité d’enquête, la kamikaze « s’est récemment convertie à l’islam ». Il s’agit de Naïda Assialova, 30 ans, habitante de Makhatchkala, capitale du Daghestan, république instable du Caucase, proche de la Tchétchénie, a précisé M. Markine. Selon les enquêteurs, elle avait fait ses études à Moscou où elle a fait la connaissance de Dmitri Sokolov, son futur époux, qu’elle a « enrôlé » dans la mouvance islamiste armée. « Sokolov s’est rendu au Daghestan. Aujourd’hui il est recherché comme membre d’un groupe armé de Makhatchkala », a indiqué la branche locale du comité d’enquête.
Il y avait « beaucoup d’étudiants » à bord du bus au moment de l’explosion, survenue en plein milieu du véhicule, a indiqué sur la radio Echo de Moscou Vladimir, un habitant de Volgograd dont la fille est sortie indemne de l’attentat. « Le bus a été déchiqueté (...). C’était affreux », a-t-il ajouté. La chaîne publique Rossia 24 a montré des images de la déflagration. On peut voir des morceaux du bus tombant sur la route. Le comité antiterroriste a mis en place une cellule de crise qui « fait en sorte d’éviter de nouvelles explosions ».
La Russie a été frappée depuis 1999 par une série d’attentats sanglants, plusieurs d’entre eux étant commis par des femmes kamikazes, arme privilégiée de la rébellion islamiste. Cette rébellion a notamment revendiqué un double attentat-suicide en mars 2010 dans le métro de Moscou (40 morts) et un autre à l’aéroport Moscou-Domodedovo en janvier 2011 (36 morts). Après la première guerre de Tchétchénie (1994-1996), la rébellion s’est progressivement islamisée et a de plus en plus débordé hors des frontières de cette petite république pour se transformer au milieu des années 2000 en un mouvement islamiste armé actif dans tout le Caucase du Nord. Le chef des islamistes du Caucase russe Dokou Oumarov, ennemi numéro un du Kremlin, avait appelé en juillet dans une vidéo à des attaques contre les JO de Sotchi, qui s’ouvrent le 7 février, pour empêcher « par tous les moyens » la tenue de cet événement.
(Source : AFP)


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