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Une touchante cérémonie au siège des FSI

Le ministre sortant de l’Intérieur, Marwan Charbel, a applaudi samedi aux réalisations de l’ancien chef du service des renseignements au sein des Forces de sécurité intérieure (FSI), Wissam el-Hassan, lors d’une cérémonie qui s’est tenue au siège des FSI à Achrafieh, à l’occasion de la première commémoration de l’assassinat de ce dernier. M. Charbel a considéré, dans son allocution, qu’« aucun assassinat n’entravera le travail des FSI qui sont vigilantes à l’égard de la sécurité et de la stabilité du Liban ». « La branche de renseignements travaille partout pour limiter les violations de la loi, en collaboration avec les autres appareils sécuritaires », a souligné le ministre, représentant le président de la République Michel Sleiman et le Premier ministre démissionnaire Nagib Mikati. Le député Kassem Abdel Aziz était aussi présent, représentant le président de la Chambre Nabih Berry, ainsi que le procureur général près la Cour de cassation, le juge Samir Hammoud, le commissaire du gouvernement auprès du tribunal militaire, le juge Sakr Sakr, de nombreux généraux des FSI et de l’armée, et les familles du général Wissam el-Hassan et de l’aspirant Ahmad Sahyouni, qui l’accompagnait au moment de l’attentat, le 19 octobre 2012.


« Je ne peux en ce jour qu’exprimer ma fidélité aux martyrs et réitérer mon soutien à la sauvegarde de la sécurité au pays pour tous les Libanais », a affirmé Marwan Charbel, certifiant que « l’institution des FSI a reçu un grand coup le jour de l’attentat contre Wissam el-Hassan », mais que celle-ci a « renforcé son immunité face aux menaces et ses capacités à découvrir les criminels ».


La cérémonie avait par ailleurs débuté par une allocution prononcée par le directeur du service des relations publiques au sein des FSI, le colonel Joseph Moussallem, qui a fait l’éloge de l’officier assassiné, avant que le colonel Imad Osman n’affirme : « Les criminels ont réussi à tuer Wissam el-Hassan physiquement, mais ils ont cru à tort avoir eu raison de ses rêves car ceux-ci resteront vivants. » « Le jour de la reddition des comptes approche », a-t-il ajouté.
C’est enfin le directeur des FSI par intérim, le général Ibrahim Basbous, qui s’est prononcé, assurant que « Wissam el-Hassan a transformé les FSI en une institution développée, capable et moderne ». Le ministre Charbel a en outre levé le rideau sur une statue de la victime, dans la cour du siège des Forces de sécurité intérieure.

 


Rifi se remémore
À Btouratij, une autre cérémonie a eu lieu, durant laquelle un monument à la mémoire de Wissam el-Hassan a été dévoilé. Durant la cérémonie, l’ancien directeur des FSI, le général Achraf Rifi, s’est remémoré les étapes de sa relation avec l’officier assassiné. « J’ai accompagné Wissam el-Hassan depuis 1988, un homme qui était très assidu, calme, poli, qui faisait beaucoup et parlait peu, a-t-il raconté. Nous nous sommes ensuite séparés au niveau du travail officiel, jusqu’en 2006. À l’époque, j’ai été nommé directeur général des FSI et Wissam el-Hassan avait démissionné. Je l’ai convaincu d’y retourner pour que nous construisions ensemble cette institution et pour en faire un appareil sécuritaire capable de protéger le Liban. Nous étions tous les deux engagés à accompagner les travaux du Tribunal spécial et nous étions sûrs que l’appareil judiciaire libanais était incapable de lancer une enquête sérieuse dans l’attentat de Rafic Hariri. » Et de poursuivre : « Nous savions que l’adversaire était criminel et meurtrier, licencieux et immoral, mais nous devions récolter les indices nécessaires pour les présenter au tribunal. Nous avons ensemble formé et complété le dossier relatif à l’assassinat de Rafic Hariri et nous savions que le prix à payer était très cher. Le général el-Hassan a sauvé le Liban d’une infinie discorde en découvrant le complot Samaha-Mamlouk et nous savions que nous étions visés. » Et de conclure : « C’est notre destin de tomber en martyrs et de subir des attaques et des campagnes diffamatoires, mais nous n’avons pas hésité une seconde. Celui qui a tué Rafic Hariri voulait se débarrasser du parapluie politique et économique de la patrie et celui qui a tué Wissam el-Hassan a voulu détruire le parapluie sécuritaire du Liban. »

Le ministre sortant de l’Intérieur, Marwan Charbel, a applaudi samedi aux réalisations de l’ancien chef du service des renseignements au sein des Forces de sécurité intérieure (FSI), Wissam el-Hassan, lors d’une cérémonie qui s’est tenue au siège des FSI à Achrafieh, à l’occasion de la première commémoration de l’assassinat de ce dernier. M. Charbel a considéré, dans son allocution, qu’« aucun assassinat n’entravera le travail des FSI qui sont vigilantes à l’égard de la sécurité et de la stabilité du Liban ». « La branche de renseignements travaille partout pour limiter les violations de la loi, en collaboration avec les autres appareils sécuritaires », a souligné le ministre, représentant le président de la République Michel Sleiman et le Premier ministre démissionnaire Nagib Mikati. Le...
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