En dépit de la fête, le parc d’attractions de Mossoul est désert. Raad al-Jamas/AFP
« Nous préférons célébrer l’Aïd à la maison, avec notre famille, plutôt que de sortir et prendre le risque de s’exposer à une explosion », explique Taisir Abdulwahab, 27 ans. Ali Bassam, 8 ans, qui arbore ses nouveaux habits spécialement acquis pour l’Aïd, peste contre toutes ces précautions. Le garçon n’a même pas pu dépenser l’argent reçu pour la fête. « Papa et maman ne nous laissent pas aller au parc parce qu’ils ont peur que nous ne soyons pas en sécurité », explique-t-il, déçu.
Car malgré les efforts des forces de sécurité pour contenir les insurgés, la province est quotidiennement frappée par les violences. Des prospectus signés par des groupes insurgés ont été distribués à travers Mossoul, appelant les membres des forces de sécurité à déserter leurs postes.
Quelques rares habitants se risquent malgré tout à sortir pour célébrer l’Aïd. Non loin de chez Ali, Oum Samir s’apprête à emmener toute sa famille au parc d’attractions de Mossoul. « Tout le monde devrait faire fi des conditions de sécurité et sortir. Et s’ils voient quelque chose de suspect, les gens doivent prévenir les forces de sécurité », affirme-t-elle. Mais rares sont ceux à faire comme elle, et les parcs d’attractions, d’habitude pleins d’enfants à cette période de l’année, sont beaucoup moins fréquentés que d’habitude. « Les affaires ne vont pas très bien cette année à cause des violences à Mossoul, et aussi parce que les gens craignent que les endroits fréquentés ne soient des cibles pour des attaques », explique Hassan Aziz, en surveillant les manèges d’un parc d’attractions. En outre, le grand nombre de routes barrées par les forces de sécurité autour de la ville pour tenter d’empêcher de nouvelles attaques ont découragé les gens de sortir, ajoute-t-il.
(Source : AFP)


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