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À La Une - Conflit

Violents combats dans l'est de la Syrie, 10 soldats exécutés

L'ONU et Washington poussent pour la tenue de Genève-2.

Des combattants rebelles à Deir Ezzor, où de violents affrontements opposent la rebellion aux troupes du régime syrien. Ahmad Aboud/AFP

Des combats intenses faisaient rage vendredi à Deir Ezzor, dans l'est de la Syrie, au lendemain de la mort du général des renseignements syriens Jameh Jameh, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui s'appuie sur un vaste réseau de militants et de sources médicales.

 

La ville a en outre subi plusieurs frappes aériennes vendredi matin, qui ont fait des blessés et endommagé des maisons, a ajouté l'OSDH sans pouvoir donner de bilan précis. Ces frappes sont intervenues après une progression des rebelles dans le quartier de Rashdiya, jusqu'à présent tenu par les forces du régime, où le général Jameh Jameh, chef du renseignement militaire de la région et ex-responsable du sinistre hôtel Beaurivage à Beyrouth, c’est-à-dire le centre de détention et surtout de torture des forces syriennes durant la période de la tutelle syrienne, a été tué jeudi.

La télévision publique syrienne a évoqué la mort "en martyr" du général Jameh "alors qu'il accomplissait son devoir national de défendre la Syrie (...) et de pourchasser les terroristes à Deir Ezzor". Selon l'OSDH, le général Jameh a été tué par un tireur embusqué pendant des combats entre jihadistes et soldats à Rashdiya.

 

Dans ce même quartier, des jihadistes du front al-Nosra, lié à el-Qaëda, ont capturé 10 soldats qu'ils ont ensuite exécutés, selon l'OSDH.

 

 

"Aller de l'avant"

En dépit des violences, le vice Premier ministre syrien Qadri Jamil a évoqué jeudi la date des 23 et 24 novembre pour la conférence de paix à l'occasion de laquelle Washington et Moscou veulent réunir autour d'une même table des représentants du régime et de l'opposition.

 

L'ONU a cependant rappelé qu'il revenait à son secrétaire général Ban Ki-moon de convoquer la conférence et d'en annoncer la date. Dans le cadre de sa tournée pour préparer Genève-2, le médiateur Lakdhar Brahimi doit en outre se rendre à Damas et à Téhéran, a indiqué sa porte parole.

 

(Lire aussi : Sigrid Kaag, une idéaliste amoureuse du Moyen-Orient chargée de désarmer la Syrie)

 

A la radio américaine, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a pour sa part insisté sur le besoin "d'aller de l'avant" dans le processus de paix syrien. "Il n'y a pas de solution militaire", a-t-il répété, alors qu'aucun des belligérants ne prend le dessus. Il participera mardi à Londres à la réunion des "Amis de la Syrie", les pays soutenant l'opposition (Etats-Unis, Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie, Turquie, Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Qatar, Egypte et Jordanie).

 

Quelle que soit sa date, déjà plusieurs fois reportée, la conférence s'annonce compliquée, dans la mesure où l'opposition reste profondément divisée sur la seule question de sa participation.

Après le refus du Conseil national syrien (CNS, principal groupe d'opposition), de se rendre à la conférence de Genève, Monzer Aqbiq, un membre de la Coalition nationale syrienne, qui chapeaute plusieurs groupes d'opposition dont le CNS, a indiqué que celle-ci se prononcerait sur sa participation à la conférence lors d'une réunion à Istanbul les 24 et 25 octobre.

 

Outre les participants, l'ordre du jour pose problème : le régime exclut tout départ du président Bachar el-Assad dans le cadre d'une transition, alors que l'opposition en exil, appuyée par les Occidentaux, rejette tout maintien du chef de l'Etat syrien.

 

Par ailleurs, dans un pays où les enlèvements se multiplient, l'ONU a confirmé jeudi la libération d'un Casque bleu canadien enlevé en février, tandis que la chaîne de télévision Sky News Arabia a annoncé la disparition depuis mardi de son journaliste mauritanien, Ishak Moctar et de son caméraman libanais, Samir Kassab, dans la région d'Alep (nord).


Selon l'organisation de défense de la liberté de la presse Reporters sans frontières (RSF), au moins 32 journalistes étrangers ou syriens sont portés disparus ou ont été enlevés en Syrie. Et depuis le début du soulèvement mi-mars 2011, au moins 25 journalistes et 71 citoyens-journalistes ont été tués alors qu'ils couvraient le conflit syrien, selon RSF.


 

 

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Des combats intenses faisaient rage vendredi à Deir Ezzor, dans l'est de la Syrie, au lendemain de la mort du général des renseignements syriens Jameh Jameh, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui s'appuie sur un vaste réseau de militants et de sources médicales.
 
La ville a en outre subi plusieurs frappes aériennes vendredi matin, qui ont fait des blessés et endommagé des maisons, a ajouté l'OSDH sans pouvoir donner de bilan précis. Ces frappes sont intervenues après une progression des rebelles dans le quartier de Rashdiya, jusqu'à présent tenu par les forces du régime, où le général Jameh Jameh, chef du renseignement militaire de la région et ex-responsable du sinistre hôtel Beaurivage à Beyrouth, c’est-à-dire le centre de détention et surtout de torture des forces syriennes durant la...
commentaires (2)

DES EXÉCUTIONS SOMMAIRES DES DEUX CÔTÉS... L'ANIMALITÉ HUMAINE LA PLUS BARBARIE BAT SON PLEIN !

SAKR LOUBNAN

13 h 27, le 19 octobre 2013

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Commentaires (2)

  • DES EXÉCUTIONS SOMMAIRES DES DEUX CÔTÉS... L'ANIMALITÉ HUMAINE LA PLUS BARBARIE BAT SON PLEIN !

    SAKR LOUBNAN

    13 h 27, le 19 octobre 2013

  • Que les mercenaires fassent la fine bouche n'y changera rien , ils se feront amener a negocier par tirage d'oreilles de leurs sponsors parce que ces derniers ont un peu marre de se les trainer en public , tellement ils ont honte de leurs barbaries salafowahabites . Les resistants ne sont pas morts pour rien , NON !

    Jaber Kamel

    16 h 28, le 18 octobre 2013

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