« Ce sont des bourreaux ! C’est la restauration des persécutions psychiatriques qui avaient cours en Union soviétique dans les années 60-70 », a ainsi déclaré l’opposante et ancienne dissidente Lioudmila Alexeeva après la condamnation de M. Kossenko pour « participation à des troubles massifs », lors d’une marche de l’opposition en 2012. Cette condamnation « rappelle les pires abus de traitements psychiatriques forcés de l’époque soviétique », a également commenté Amnesty International. « Les psychiatres de l’Institut Serbsky ont répondu à une demande politique en établissant un diagnostic qui contredit celui avec lequel vit M. Kossenko depuis des années, avec la même absence d’honnêteté que leurs collègues de l’époque soviétique », a estimé Natalia Gorbanevskaya, internée deux ans dans un asile pour avoir manifesté en 1968 sur la place Rouge contre l’intervention soviétique en Tchécoslovaquie. M. Kossenko, qui suit un traitement à base d’antidépresseurs depuis des années, sans hospitalisation, souffre de « troubles neurologiques graves » et présente « un danger pour lui-même et pour les autres », selon les experts de l’Institut Serbsky. L’expertise a duré quelques dizaines de minutes, a raconté Mikhaïl Kossenko à l’hebdomadaire d’opposition New Times. C’est le même Institut Serbsky qui procédait aux « expertises » des dissidents soviétiques et les envoyait dans des asiles, où ils étaient soumis à des traitements chimiques destinés à détruire leur personnalité.
« C’est un premier pas vers un retour à la psychiatrie punitive. Tout dépend maintenant de la réaction qu’il y aura en Russie et à l’étranger », a déclaré Mme Gorbanevskaya. De son côté, l’Association psychiatrique indépendante de Russie a estimé que cette condamnation témoignait de « la renaissance de l’utilisation politique de la psychiatrie ». Pour le professeur Iouri Savenko, directeur de l’association, « c’est un signal donné à la société à qui on dit : “Voilà ce qui va vous arriver si vous ne vous tenez pas tranquilles.” » « La psychiatrie punitive revient en Russie », a aussi commenté sur Facebook l’ancien dissident Alexandre Podrabinek, qui a passé plusieurs années dans les camps pour avoir dénoncé l’internement en asile psychiatrique des opposants en URSS.
L’inquiétude provoquée par la condamnation de Mikhaïl Kossenko tient aussi au fait que d’autres opposants ont été soumis d’office à des expertises psychiatriques ces derniers mois. Cela a été le cas de trois militants du Front de gauche en février, selon une ONG. « Le retour de l’utilisation à des fins politiques de la psychiatrie en Russie est étroitement lié à la détérioration de la situation des droits de l’homme dans le pays », soulignait un rapport publié en février par le Parlement européen sur les abus psychiatriques dans les pays de l’ex-URSS.
(Source : AFP)


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SALETÉS DE KGBistes POUTINIENS POST- BYZANTINS NÉO-STALINIENS EXTRÊMES SIBÉRIENS.... !
09 h 13, le 10 octobre 2013