Une tour de forage en pleine action.
Au cours des dernières années, l’augmentation des dépenses a conduit à un relèvement des prix du brut retenu dans le calcul des budgets, qui a été « plus rapide que l’augmentation des cours du pétrole », ajoute le rapport.
« En conséquence, certains pays, (dont) l’Algérie, Bahreïn, l’Iran, l’Irak, la Libye et le Yémen, ont retenu des prix (...), qui sont supérieurs à celui prévu en 2014 », a-t-il ajouté.
À l’exception de quelques monarchies du Golfe, qui ont des marges de manœuvre budgétaire substantielles, d’autres pays exportateurs de la région doivent adopter une politique budgétaire leur permettant de se prémunir contre « les chocs des prix pétroliers en trouvant des sources de revenus non pétroliers et en maîtrisant leurs dépenses actuelles, qui sont difficiles à inverser », selon le FMI.
Début octobre, le FMI avait pressé le Koweït, riche pays pétrolier du Golfe, de réduire ses dépenses publiques, qui ont triplé en sept ans, pour éviter tout risque provenant d’une chute des prix du brut. Il a demandé à l’émirat d’accélérer les réformes structurelles de son économie, de relancer un plan de développement de 110 milliards de dollars et de réduire les subventions publiques.
En termes de statistiques pays par pays, le FMI indique que l’économie de l’Iran doit continuer à se contracter de 1,5 % en 2013, contre 1,9 % l’an dernier. Mais il prévoit une croissance de 1,3 % en 2014, alors que l’économie de la République islamique continue à subir l’impact des sanctions qui lui sont imposées pour son programme nucléaire controversé.
L’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut, connaîtra cette année un taux de croissance de 3,6 % puis de 4,4 % l’an prochain, contre 5,5 % en 2012.
Par ailleurs, le FMI prévoit que la croissance dans les pays importateurs de pétrole de la région MENA augmente de 2,8 % cette année, contre 2 % l’an dernier. Ce taux devrait atteindre 3,1 % en 2014.
Certains de ces pays ont été durement affectés par des troubles sociaux.
Ainsi, l’économie de l’Égypte va croître de 1,8 % cette année, contre 2,2 % l’an dernier, et ce taux devra augmenter à 2,8 % en 2014.
L’économie égyptienne continue à subir les contre-coups des incertitudes politiques et de sécurité, mais elle a été soutenue par l’aide de plusieurs milliards de dollars annoncée par des monarchies du Golfe après l’éviction du président islamiste Mohammad Morsi par l’armée en juillet.
L’économie de la Tunisie, berceau du printemps arabe, semble se reprendre, mais à un rythme beaucoup plus lent qu’avant le soulèvement de décembre 2010.
Après un taux de croissance de 3,6 % l’an dernier, l’économie de la Tunisie va croître de 3 % cette année puis de 3,7 % en 2014. Au Liban, l’économie est affectée par l’impact du conflit armé en Syrie, son taux de croissance restant inchangé à 1,5 % en 2013 et 2014, à son niveau de l’an dernier.
(Source : AFP)


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