Le père Mansour Labaky a été reconnu coupable, le 19 juin dernier par la Congrégation pour la doctrine de la foi, d’abus sexuels sur trois mineures, ainsi que de « crime de sollicitation (NDLR : sexuelle) à l’occasion de la confession à l’égard d’une victime », a rapporté le quotidien français La Croix.
Le quotidien La Croix rapporte que le père Mansour Labaky, 73 ans, a été reconnu coupable, le 19 juin dernier par la Congrégation pour la doctrine de la foi, d’abus sexuels sur trois mineures, ainsi que de « crime de sollicitation (NDLR : sexuelle) à l’occasion de la confession à l’égard d’une victime ». Le P. Mansour Labaky « a rejoint la douloureuse liste de prêtres condamnés pour pédophilie », lit-on encore.
En conséquence de quoi ce prêtre du diocèse maronite de Beyrouth, connu au Liban et en France pour son action en faveur de l’enfance en détresse, « a été condamné (par décret) à une vie de prière et de pénitence loin de tout mineur et privé de son office ecclésiastique », précise le quotidien français. « Il lui a été défendu de célébrer la messe en public et de confesser, de mener tout accompagnement spirituel, toute activité publique et prise de parole dans les médias, ou d’entretenir un contact avec les victimes », poursuit La Croix.
Le père Labaky avait interjeté appel après une première condamnation prononcée le 23 avril 2012 par la Congrégation pour la doctrine de la foi. Cet appel a donc été rejeté par Rome le 19 juin dernier.
Une enquête a été ouverte il y a deux ans contre ce religieux qui a notamment été curé de la ville de Damour, théâtre d’un massacre pendant la guerre civile libanaise. C’est à la suite de ce tragique événement que cet homme, qui était également écrivain et compositeur, avait créé un premier foyer pour orphelins, Notre-Dame de la Joie, en 1977, puis la chorale des Petits Chanteurs du Liban, l’année suivante, rappelle La Croix. Par la suite, il avait également créé des foyers pour orphelins en France.
Il y a encore quelques mois, le P. Labaky était vicaire épiscopal du diocèse de Beyrouth.
Rien d’officiel encore, affirme le CCI
Dans une première réaction à l’article publié par La Croix, le père Abdo Abou Kasm, responsable du Centre catholique d’information (CCI), a estimé que « ces informations sont encore au stade de propos médiatiques et qu’il n’y a encore rien d’officiel de la part de l’Église et des milieux du Vatican à ce sujet ». « Il s’agit d’une affaire personnelle et très délicate. Ils ne lui ont pas donné un droit de réponse dans les médias. (...) Le journal n’a pas publié le verdict, le Vatican ne l’a pas distribué. Il s’agit d’une question délicate qui doit faire l’objet d’une étude approfondie », a indiqué le père Abou Kasm dans un entretien au site Internet nowlebanon. « Si jamais cette information émane d’une manière officielle du Vatican, ce sera autre chose », a-t-il ajouté.
Pour mémoire
Pédophilie : les parents coresponsables, selon l'Eglise de Pologne
Pédophilie et crimes financiers : le pape serre la vis
Pédophilie : l'Eglise voulait éviter un scandale, admet l'archevêque de Sydney
Halte à l’agression sexuelle des enfants !
En conséquence de quoi ce prêtre du diocèse maronite de Beyrouth, connu au Liban et en France pour son action en faveur de l’enfance en détresse, « a été condamné (par décret) à une vie de prière et de pénitence loin de tout mineur et privé de son office ecclésiastique », précise le quotidien français. « Il lui a été défendu de célébrer la messe en public et de confesser, de...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Et dire que les Orphelins et les Déplacés avaient Pleine conFiance en ce type...... !
11 h 43, le 10 octobre 2013