La réunion de travail sous l’égide du président. Photo Dalati et Nohra
Le président de la République, Michel Sleiman, a une fois de plus invité hier les protagonistes du conflit en Syrie à épargner les régions libanaises frontalières, « qu’il s’agisse de bombardements directs ou de débordements des combats » qui se déroulent près de la frontière.
Un communiqué publié par la présidence souligne que le chef de l’État a tenu ces propos au lendemain des tirs en provenance de Syrie qui ont causé d’importants dégâts matériels dans la localité de Hekr Jannine, dans le Akkar.
Par ailleurs, dans une interview au premier numéro du mensuel de la Sûreté générale, paru hier, M. Sleiman met en garde la classe politique contre « la répétition de l’expérience du vide présidentiel et la mise en échec du quorum légal pour l’élection du chef de l’État ».
« La Constitution prévoit des mécanismes pour l’élection du président. Il n’y a donc rien qui justifie les propos sur une prorogation du mandat », souligne-t-il, se disant confiant qu’il n’y aura pas de crise sur ce plan.
« La situation politique au Liban est entravée et difficile, mais les solutions ne sont pas impossibles », estime-t-il, se prononçant une nouvelle fois en faveur de la mise sur pied d’un gouvernement qui « rassemble tout le monde sur une base d’égalité » et de « la distanciation à l’égard des conflits des autres ».
« L’implication libanaise en Syrie a aggravé les tensions entre les communautés et les sectes au Liban », constate le chef de l’État, qui appelle à « lutter contre l’extrémisme religieux et sectaire en renforçant le rôle des modérés à l’intérieur de chaque communauté plutôt qu’en le combattant ».
M. Sleiman renouvelle en outre son appel à la reprise du dialogue entre toutes les forces politiques « autour de la stratégie de défense nationale et des moyens de mettre à profit les capacités de la résistance pour faire face à toute agression israélienne en défendant exclusivement le Liban ».
Signalons par ailleurs que le président de la République a reçu hier au palais de Baabda le directeur de la Sûreté générale, le général Abbas Ibrahim, avec qui il a passé en revue la situation sécuritaire dans le pays, l’état des voies de passage frontalières avec la Syrie ainsi que les tractations en cours sur l’affaire des otages libanais retenus à Aazaz, dans le nord de la Syrie.
M. Sleiman a, d’autre part, présidé une réunion de ses proches collaborateurs, notamment le directeur général de la présidence Antoine Choucair et les anciens ministres Khalil Hraoui et Ziyad Baroud, pour mettre au point un plan de travail relatif à la mise en œuvre des résolutions prises par le groupe de soutien au Liban lors de la réunion qu’il a tenue la semaine dernière à New York.
Lire aussi
Pas de déblocage politique en vue, mais un parapluie antiguerre international, l’éclairage de Scarlett Haddad
Rencontre Ban-Mikati à l’ONU : Appui à la stabilité du Liban
Eichhorst : « Il est temps que le Liban tire parti du soutien international »
Par ailleurs, dans une interview au premier numéro du mensuel de la Sûreté générale, paru hier, M. Sleiman met en garde la classe politique contre « la répétition de l’expérience du vide présidentiel et la mise en échec du quorum légal pour l’élection du chef de l’État ».« La Constitution...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
IL ESSAYE, MALGRÉ TOUT, QUAND MÊME....
12 h 34, le 06 octobre 2013