La Bourse américaine a ouvert en nette baisse à 13h30 GMT, l’indice Dow Jones cédant 0,79 % et le Nasdaq 1,20 %. En Europe, les marchés reculaient à la même heure, Paris et Francfort lâchant plus de 1 % à respectivement -1,42 % et -1,17 %, tandis que Londres perdait 0,87 %.
À la Bourse de Milan, l’indice FTSE Mib perdait quant à lui 1,63 %.
« Une semaine compliquée pour les investisseurs va débuter. Elle est essentiellement marquée par un risque politique », relèvent dans une note les économistes du courtier Aurel BGC.
Les parlementaires américains ont entamé un compte à rebours pour trouver d’ici à minuit, heure locale lundi soir (mardi 04h00 GMT), un accord sur un budget provisoire et empêcher une paralysie partielle de l’État fédéral.
Le Sénat américain devait reprendre ses travaux à 18h00 GMT et rejeter un projet de loi de finances adopté dans la nuit de samedi à dimanche par la Chambre des représentants, renvoyant ainsi les négociations à la case départ à moins de dix heures du début de l’exercice budgétaire 2014.
« Les marchés s’attendent au pire, et l’aversion au risque augmente », souligne dans une note le Crédit agricole.
Certains économistes estiment qu’une fermeture partielle des services publics pendant deux semaines réduirait la croissance économique américaine de 0,3 à 0,5 point.
L’Europe revient également au cœur des préoccupations des investisseurs avec la démission en Italie des cinq ministres membres du Peuple de la liberté (PLD, centre-droit), décision inspirée par Silvio Berlusconi.
Face à cette crise, le chef du gouvernement italien Enrico Letta a décidé de poser la question de confiance mercredi devant le Parlement.
« La politique prend le pas », confirme Renaud Murail, gérant chez Barclays Bourse, qui ajoute que « le marché avait besoin de souffler ».
« Même si cette nouvelle crise politique n’est pas vraiment une surprise, elle ouvre la porte à une période de grande incertitude au moment où les inquiétudes sur la viabilité budgétaire et la faible performance économique du pays montent », estime Philippe Gudin, de Barclays.
Pour Nick Dale-Lace de CMC Markets, il s’agit « d’un jour sans fin » qui se répète sans cesse.
Légère tension sur les taux
Sur le marché des changes, la perspective d’une paralysie gouvernementale aux États-Unis a pénalisé le dollar et entraîné un rebond du yen, considéré comme une « valeur refuge » lorsque l’inquiétude remonte.
Vers 13h00 GMT (15h00 à Paris), l’euro valait 1,3542 dollar contre 1,3519 vendredi vers 21h00 GMT.
La devise nippone s’échangeait à 97,71 yens pour un dollar – après être tombée vers 12h35 GMT à 97,50 yens, un plus bas en sept semaines – contre 98,24 vendredi soir.
La monnaie unique européenne baissait face à la devise japonaise, à 132,30 yens – après être tombée en début d’échanges asiatiques à 131,38 yens, son niveau le plus faible en trois semaines – contre 132,88 vendredi.
(Source : AFP)


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