Le Liban s’est classé à la 120e place mondiale et 10e parmi 20 pays arabes inclus dans l’étude sur l’efficacité de la gouvernance. Il est à préciser que l’indicateur mesure la compétence de la bureaucratie et la qualité des services publics. Il évalue également le degré d’indépendance de ces derniers par rapport aux diverses pressions politiques, tout comme la qualité de la mise en place des réformes et la crédibilité des gouvernements à tenir leurs engagements respectifs.
Dans le monde, le Liban est arrivé devant la Bolivie, le Lesotho et le Kosovo, mais après la Roumanie, l’Indonésie et le Vietnam. Le classement du Liban a reculé de 5 points dans le monde et d’un point dans la région en glissement annuel. Le pays du Cèdre a ainsi enregistré la 30e chute la plus importante dans le classement mondial, tandis que 57 % des pays et territoires dans le monde ont obtenu de meilleurs résultats que le Liban dans cette catégorie.
En termes de stabilité politique, le Liban est arrivé devant la République centrafricaine, l’Irak, la Cisjordanie et la bande de Gaza, le Mali, le Nigeria, la République démocratique du Congo, le Soudan, l’Afghanistan, le Yémen, le Pakistan, la Syrie et la Somalie. L’indicateur mesure la probabilité de menace de violences contre les gouvernements, voire de leur renversement, y compris le terrorisme, au cours d’une année. Le classement du Liban dans le monde s’est amélioré de 2 points en comparaison avec la précédente étude, tandis que sa place au niveau régional n’a pas changé. Par ailleurs, il faut préciser que 93,8 % des pays et territoires dans le monde ont obtenu un meilleur score que celui du Liban sur ce sous-indice.
En ce qui concerne la qualité du cadre réglementaire libanais, le pays s’est rangé à la 111e place mondiale et à la 10e position parmi les pays arabes inclus dans l’étude. Ce sous-indice mesure l’environnement libéral d’un pays et de quelle manière ce dernier est propice au développement du secteur privé. Dans le monde, le Liban s’est alors classé devant la République dominicaine et la Mongolie, mais derrière le Burkina Faso et le Sri Lanka. D’un point de vue régional, le Liban a fait mieux que la Tunisie, Djibouti, l’Égypte, la Mauritanie, le Yémen, l’Irak, l’Algérie, le Soudan, la Syrie et la Libye. Le pays du Cèdre a cependant perdu 9 points dans le classement mondial et un rang dans celui des pays de la région. Le Liban a enregistré le deuxième recul le plus important dans le monde, tandis que 56 % des pays et territoires du globe ont affiché de meilleurs résultats que le pays dans cette catégorie.
Enfin, dans la catégorie évaluant l’État de droit d’un pays, le Liban s’est classé 154e dans le monde et 12e dans la région. Ce critère informe dans quelle mesure les citoyens d’un pays ont confiance en l’application des lois en vigueur, et la probabilité des crimes et de la violence. Dans le monde, le Liban s’est classé devant le Nicaragua, mais derrière l’Indonésie, tandis qu’il est arrivé seulement devant Djibouti, l’Algérie, la Mauritanie, la Syrie, la Libye, le Soudan, le Yémen et l’Irak. 72,5 % des pays dans le monde ont ainsi obtenu un meilleur score que le Liban dans cette catégorie.


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