Le Liban peut-il empêcher le transfert vers son territoire des armes chimiques syriennes ?
OLJ /
le 30 septembre 2013 à 00h00
Le Liban est-il en mesure d’assumer la responsabilité que lui confie, objectivement, l’accord sur le désarmement chimique de la Syrie voté par le Conseil de sécurité ? Il est permis d’en douter, souligne notre chroniqueur diplomatique, Khalil Fleyhane, qui cite des « sources responsables ». L’article 8 de la résolution 2118, précisent ces sources, prévoit en effet que les pays limitrophes de la Syrie doivent signaler toute violation, par ce pays, de la résolution en question et « s’abstenir d’accorder une quelconque assistance à toute partie qui tenterait de produire, posséder, transporter, transférer ou utiliser des armes nucléaires, chimiques ou biologiques ». Certes, cette clause est là par nécessité. Objectivement, toutefois, elle place le Liban devant une responsabilité qu’il est incapable d’assumer, assurent les sources citées. Comment l’armée pourrait-elle assumer cette responsabilité, alors qu’elle est déjà dispersée, avec des missions de plus en plus lourdes, que ce soit à Tripoli, Ersal, Baalbeck ou la banlieue sud ? Et la source de noter que l’armée se borne à s’interposer entre les belligérants, étant bien incapable de les désarmer. Certes, il existe toujours des partisans de la solution radicale. Ainsi, des diplomates ont conseillé aux autorités libanaises d’agir sur le modèle de l’opération d’éradication des partisans d’Ahmad el-Assir, à Abra. Toutefois, ces sources restent réalistes et conviennent que ce « modèle reste exceptionnel », et que jusqu’à nouvel ordre, le désarmement de la population est hors de portée des autorités, encore moins un contrôle intégral des frontières.
Le Liban est-il en mesure d’assumer la responsabilité que lui confie, objectivement, l’accord sur le désarmement chimique de la Syrie voté par le Conseil de sécurité ? Il est permis d’en douter, souligne notre chroniqueur diplomatique, Khalil Fleyhane, qui cite des « sources responsables ». L’article 8 de la résolution 2118, précisent ces sources, prévoit en effet que les pays limitrophes de la Syrie doivent signaler toute violation, par ce pays, de la résolution en question et « s’abstenir d’accorder une quelconque assistance à toute partie qui tenterait de produire, posséder, transporter, transférer ou utiliser des armes nucléaires, chimiques ou biologiques ». Certes, cette clause est là par nécessité. Objectivement, toutefois, elle place le Liban devant une responsabilité qu’il est incapable...
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12 h 17, le 01 octobre 2013