Commentant dans son prêche du vendredi la situation dans la banlieue sud, cheikh Kabalan a notamment déclaré : « D’aucuns affirment que la banlieue vit une situation de crise et à l’ombre d’un siège. Nous devons envisager les choses avec rigueur et en toute objectivité. Nous ne devons pas nous lancer mutuellement des accusations et nous devons faire de la banlieue un havre d’ouverture et de coopération (...). L’État doit prendre en charge la sécurité dans le pays, que ce soit dans la banlieue ou ailleurs. Nous nous devons d’assurer la sécurité et la sérénité à nos fils partout où ils se trouvent. »
Et le vice-président du CSC d’ajouter : « La banlieue est dans le collimateur des ennemis de Dieu, de l’homme et de la patrie. Nous devons, tous, être au service de nos fils pour préserver leur sécurité. Nous devons être patients entre nous et coopérer tous ensemble pour faire face à l’ennemi. L’État auquel nous avons recours renforce la sécurité et préserve l’homme. Ce n’est pas par le biais des barrages (de contrôle dressés par les miliciens) que l’on peut assurer la sécurité. C’est à l’État d’assumer la responsabilité de la sauvegarde de la sécurité. »
« Nous sommes contre le terrorisme, le takfirisme et le chaos, a également déclaré cheikh Kabalan. Nous sommes pour l’ordre, pour la sécurité, pour la tranquillité de tous les Libanais. Nous sommes favorables à la sécurité assurée par l’État, et l’autosécurité soutient, préserve et facilite la sécurité de l’État. L’État doit prendre l’initiative de former un gouvernement rassembleur qui regrouperait toutes les factions et nous rejetons dans ce cadre les veto imposés contre certaines parties. »
Bahreïn
Le vice-président du CSC a d’autre part abordé la situation à Bahreïn, affirmant à ce propos que « le peuple de Bahreïn est la cible d’humiliations ». « Les gouvernements arabes et la Ligue arabe sont appelés à accorder un intérêt au peuple de Bahreïn afin de lui rendre justice et de mettre fin à l’oppression dont il est victime, a affirmé cheikh Kabalan. Nous sommes avec le peuple et l’État à Bahreïn afin que l’État soit au service du peuple bahreïni et qu’il s’abstienne de provoquer la zizanie entre une faction et une autre. »
En conclusion, cheikh Kabalan a exhorté le roi Abdallah d’Arabie saoudite à accorder toute son importance à « la cause du peuple de Bahreïn ».


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17 h 15, le 21 septembre 2013