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Économie

L’événementiel, reflet de la situation économique

Mariages, congrès, fêtes privées ou openings d’entreprises... La crise économique se fait aussi ressentir sur l’événementiel. Selon Asma Andraos, directrice associée de l’agence « Stree », le créneau le plus durement touché est celui des événements d’entreprises. « Il existe une réelle crise à ce niveau, déplore-t-elle. Avec seulement 4 événements corporatifs d’envergure organisés cette année contre une vingtaine en 2012, le secteur est pratiquement à l’arrêt », poursuit-elle. Parmi les clients de Stree figurent pourtant de grands noms tels que Range Rover, Chanel, Porsche ou encore Louis Vuitton. « Mais par les temps qui courent, aucune entreprise n’est prête à dépenser », ajoute la professionnelle.
Et pour cause, l’événementiel est révélateur de la santé de l’économie générale d’un pays. En période de crise économique, les entreprises ayant du mal à faire face aux dépenses courantes ont souvent le réflexe de couper en premier lieu dans le budget de communication. « L’événementiel suppose une forme d’optimisme, poursuit Asma Andraos. Or, les entreprises font aujourd’hui face à deux crises : l’une financière et l’autre psychologique. » En 2012, la responsable souligne qu’elle travaillait encore très bien. « Il y a avait encore beaucoup d’ouvertures de magasins... Aujourd’hui, la tendance est plus aux réductions de budgets et même aux fermetures. »
En ce qui concerne les événements privés, si la chute est moins douloureuse, elle se fait tout de même ressentir. « Heureusement que les gens continuent à se marier, souligne la directrice associée. Par contre, nous avons enregistré une nette diminution de fêtes privées, les gens n’ont plus la tête à ça... » Dans l’ensemble, Asma Andraos estime la diminution des événements privés à 35 % en 2013.
Après les deux dernières explosions de Roueiss et Tripoli, Stree a écopé de cinq annulations dont deux mariages dans les 48 heures qui ont suivi les attentats. Il faut préciser que les budgets des mariages organisés par l’agence oscillent entre 150 000 dollars et 1,5 million de dollars par événement, autant dire des mois d’organisation et de travail pour l’agence.
« Nous ne savons pas combien de temps l’on peut continuer comme cela, avoue la jeune entrepreneuse. 2013 est la pire année que l’on ait jamais connue. Alors que chaque année nous enregistrions une hausse de nos profits, nous sommes aujourd’hui obligés de revoir notre stratégie. »
Car, même en temps de crise, un entrepreneur libanais se doit de saisir les opportunités ; la société d’événementiel prévoit alors d’exporter ses talents aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite.
Si, pour l’instant, l’agence n’enregistre plus de nouvelles annulations, elle n’a pas non plus reçu de commandes supplémentaires pour 2013. « Par contre, nous avons déjà plusieurs demandes pour des mariages en 2014, précise Asma Andraos... mais à l’étranger. »
Comme l’ensemble des acteurs économiques, la jeune entrepreneuse se demande ce que fait le gouvernement pour soutenir les petites et moyennes entreprises (PME) en période de marasme ambiant. « À quand la formation d’un nouveau gouvernement ? s’interroge-t-elle. Qu’attendent les politiciens pour venir au secours des entrepreneurs libanais pourtant fer de lance de l’économie ? » Autant de questions qui sont aujourd’hui sur les lèvres de l’ensemble des responsables économiques. Heureusement que les entrepreneurs libanais ont depuis bien longtemps déjà appris à ne compter que sur eux-mêmes. En espérant qu’ils ne finiront pas tous par voler vers d’autres cieux...
Mariages, congrès, fêtes privées ou openings d’entreprises... La crise économique se fait aussi ressentir sur l’événementiel. Selon Asma Andraos, directrice associée de l’agence « Stree », le créneau le plus durement touché est celui des événements d’entreprises. « Il existe une réelle crise à ce niveau, déplore-t-elle. Avec seulement 4 événements corporatifs d’envergure organisés cette année contre une vingtaine en 2012, le secteur est pratiquement à l’arrêt », poursuit-elle. Parmi les clients de Stree figurent pourtant de grands noms tels que Range Rover, Chanel, Porsche ou encore Louis Vuitton. « Mais par les temps qui courent, aucune entreprise n’est prête à dépenser », ajoute la professionnelle.Et pour cause, l’événementiel est révélateur de la santé de l’économie générale...
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