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Moyen Orient et Monde - États-Unis

Fusillade de Washington : la police cherche les motivations du tueur

Le maire de la capitale fédérale exprime son incompréhension et pointe du doigt les coupes budgétaires qui touchent le gouvernement fédéral et la Défense.
La police cherchait hier à déterminer les motivations de l’homme au passé tourmenté qui a tué lundi 12 personnes dans un immeuble de bureaux de la marine américaine à Washington, où les drapeaux étaient en berne comme dans le reste du pays. Sur ordre du président Barack Obama, ils le resteront jusqu’à vendredi soir. Depuis la Maison-Blanche, M. Obama a dénoncé un acte « lâche » et déploré que le pays se retrouve « une nouvelle fois face à une fusillade de masse », visant cette fois des militaires et des civils employés par l’armée.
Le tireur, abattu par les forces de l’ordre, s’appelle Aaron Alexis, un Noir âgé de 34 ans de Fort Worth (Texas), selon le FBI, et il a pu « pénétrer (dans les locaux de la marine) par des moyens légitimes », a indiqué un responsable de la Défense. « Il s’agit d’un des endroits les plus sécurisés du pays. Et donc comment tout cela a pu arriver dépasse l’entendement », s’est exclamé sur CNN le maire de Washigton DC, Vincent Gray. « C’est difficile de croire que quelqu’un qui a un passif comme celui de cet homme ait pu obtenir les autorisations, les qualifications pour entrer sur la base », a-t-il ajouté. Un responsable du Pentagone a toutefois expliqué que les procédures d’habilitation de sécurité sont conçues pour « déterminer si une personne pose un risque potentiel d’espionnage », pas pour « disqualifier » une personne qui a pu commettre un délit mineur des années auparavant. Le maire de Washington s’est en outre refusé à spéculer sur les motivations du tueur, mais il a en revanche pointé du doigt les coupes budgétaires qui touchent le gouvernement fédéral et la Défense. « On a d’une certaine façon mégoté (...), ça met les gens en danger. Douze personnes en ont payé le prix », a-t-il dénoncé.
L’accès aux lieux du drame hier matin était restreint au personnel indispensable, afin de faciliter le travail des enquêteurs du FBI, selon la marine. La police fédérale américaine a lancé un appel au public pour obtenir des renseignements. « Nous cherchons à savoir tout ce qui est possible sur ses récents mouvements, ses contacts et ses connaissances », a déclaré Valerie Parlave, une responsable du FBI chargée de l’enquête. Lundi soir, Hewlett-Packard a révélé que M. Alexis travaillait comme informaticien pour un sous-traitant chargé de mettre à jour l’Intranet de l’US Navy et des marines. « Nous sommes sûrs maintenant qu’il y avait une seule et unique personne responsable de la perte de vies dans l’immeuble », a précisé lundi soir également la chef de la police de la capitale, Cathy Lanier, alors que les autorités avaient cherché toute la journée à vérifier si Aaron Alexis avait bénéficié ou non de la complicité d’un autre tireur.

Un jour tragique
Cette fusillade en plein cœur de la capitale fédérale est la plus importante sur une implantation militaire depuis l’assassinat de 13 militaires sur la base de Fort Hood (Texas) en 2009. Le secrétaire à la Défense, Chuck Hagel, qui a parlé d’un « jour tragique » pour l’armée et pour le pays, a déposé dans la matinée une gerbe au mémorial de la marine, pour rendre hommage aux victimes.
Les faits se sont déroulés à 08h20 (12h20 GMT) au siège du commandement des systèmes navals de la marine américaine (NAVSEA), dans le quartier en reconstruction de Navy Yard, dans le sud-est de la ville. Aaron Alexis s’est introduit dans l’immeuble 197 du complexe, où travaillent 3 000 personnes, et a ouvert le feu à plusieurs reprises. « J’ai entendu trois coups de feu à la suite. Trois secondes plus tard, encore bang, bang, bang, bang. Au total, il a dû y avoir sept coups de feu. On s’est mis à courir », a raconté Patricia Ward, une employée qui prenait son petit déjeuner dans une cafétéria du premier étage. Pour entrer dans l’immeuble, il suffit juste de montrer son badge, mais il n’y a pas de détecteur de métaux, selon elle.
La fusillade a poussé les élus américains favorables au renforcement des lois encadrant la vente d’armes à feu à exprimer leur indignation. « Le Congrès doit arrêter d’esquiver ses responsabilités et poursuivre un débat réfléchi sur la violence due aux armes à feu dans ce pays », a déclaré la sénatrice démocrate Dianne Feinstein, auteure d’une proposition de loi contre les armes semi-automatiques.

Accès de colère
Né à New York, Aaron Alexis a servi dans la marine de 2007 à 2011, selon l’US Navy, et avait eu une « série d’incidents liés à son comportement » pendant qu’il était sous les drapeaux, a confié un responsable militaire sous couvert d’anonymat. Il était connu pour pratiquer la méditation, mais aussi pour ses accès de colère. Il avait été arrêté en 2010 au Texas pour avoir vidé son chargeur à travers le plafond de sa voisine, et en 2004 à Seattle pour avoir tiré dans les pneus d’un ouvrier garé devant chez lui. Mais Aaron Alexis, n’ayant pas fait l’objet de poursuites judiciaires, a pu quitter l’uniforme avec les honneurs, a confié un responsable de l’US Navy.
Son père avait évoqué les « problèmes (de son fils) à gérer sa colère » et parlé de troubles de stress post-traumatique (PTSD) dont il souffrait depuis les attentats du 11 septembre 2001, selon un rapport de police posté sur le site Seattle.gov.

(Source : AFP)
La police cherchait hier à déterminer les motivations de l’homme au passé tourmenté qui a tué lundi 12 personnes dans un immeuble de bureaux de la marine américaine à Washington, où les drapeaux étaient en berne comme dans le reste du pays. Sur ordre du président Barack Obama, ils le resteront jusqu’à vendredi soir. Depuis la Maison-Blanche, M. Obama a dénoncé un acte « lâche » et déploré que le pays se retrouve « une nouvelle fois face à une fusillade de masse », visant cette fois des militaires et des civils employés par l’armée.Le tireur, abattu par les forces de l’ordre, s’appelle Aaron Alexis, un Noir âgé de 34 ans de Fort Worth (Texas), selon le FBI, et il a pu « pénétrer (dans les locaux de la marine) par des moyens légitimes », a indiqué un responsable de la Défense. « Il s’agit...
commentaires (2)

Pour une civilisation aussi éclairée , je suis soulagé de constater que le hezb résistant n'est pas pointé du doigt, et que le tueur n'est pas aveugle , suite à la loi qui permet à ces pauvres infirmes d'utiliser des armes , j'avais pensé un moment que c'en était un qui voulait faire un test live ! ouf de soulagement , donc !!

Jaber Kamel

13 h 08, le 18 septembre 2013

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Commentaires (2)

  • Pour une civilisation aussi éclairée , je suis soulagé de constater que le hezb résistant n'est pas pointé du doigt, et que le tueur n'est pas aveugle , suite à la loi qui permet à ces pauvres infirmes d'utiliser des armes , j'avais pensé un moment que c'en était un qui voulait faire un test live ! ouf de soulagement , donc !!

    Jaber Kamel

    13 h 08, le 18 septembre 2013

  • Oui, c'est tragique, c'est dramatique, mais tant qu'ils restent en faveur de la libre circulation des armes, qu'ils ne se lamentent pas trop. On ne devrait pas en parler plus que les dizaines de morts quotidiens en Irak. L'autre jour en Irak, un connard s'est fait sauter et a fait des dizaines de morts dans la tente d'une famille qui recevait des condoléances suite à un attentat suicide survenu la veille ! C'est devenu tellement banal qu'on ne songe même plus au drame incommensurable qu'un tel événement représente.

    Robert Malek

    03 h 08, le 18 septembre 2013

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