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Économie

Les syndicats aussi crient leur ras-le-bol...

Dans toutes les régions libanaises, le Comité de coordination syndicale (CCS) avait organisé des rassemblements pour lancer son « cri national » : un gouvernement, oui, mais au service des intérêts du peuple.

« Financer la grille des salaires par les grosses fortunes et non au détriment des pauvres », pouvait-on lire hier à la manifestation du CCS. Photo Marisol Rifaï

La date choisie était la même, mais les revendications différentes. En parallèle à la grève générale d’hier organisée par les organismes économiques, le président du Comité de coordination syndicale (CCS) Hanna Gharib avait appelé à la tenue de rassemblements dans toutes les régions du pays pour « crier le ras-le-bol de tout un peuple, privé de ses droits sociaux les plus élémentaires ». De Tripoli à Zahlé, en passant par Baalbeck, Saïda, Baabda ou Beyrouth, le message était le même : la formation d’un gouvernement capable d’assurer la sécurité des citoyens, l’union et la paix nationale. « Par ces concepts, nous entendons avant tout la réalisation d’une justice sociale, a martelé M. Gharib depuis le ministère de l’Éducation, et c’est uniquement par cette voie-là que le peuple libanais pourra dépasser ses divisions politiques et communautaires. »
« Faire grève un seul jour pour demander la formation d’un gouvernement est un geste bien louable de la part des organismes économiques, a souligné M. Gharib, mais ne nous leurrons pas, ils demandent un gouvernement qui soutienne leurs intérêts, et non ceux des classes sociales les plus défavorisées. » « Nous demandons en priorité un gouvernement qui tienne ses promesses quant à l’application de la nouvelle grille des salaires des fonctionnaires, seul outil capable d’unifier les Libanais », a répété à maintes reprises le président du CCS. Rappelons que ce dossier avait mobilisé des milliers de professeurs et fonctionnaires durant des mois. Face à la pression de la rue, l’ancien gouvernement avait fini par approuver le projet de loi, mais les difficultés à assurer son financement paralysent toujours le dossier au Parlement. « C’est une honte, une aberration, certains professeurs ont un salaire inférieur au salaire minimum de 675 000 livres et les écoles privées demandent aux parents d’élèves des hausses de scolarité alors qu’elles n’ont toujours pas augmenté les salaires de leurs professeurs », s’est indigné M. Gharib.
Le président du CCS s’en est également pris au ministre sortant des Finances, Mohammad Safadi, l’accusant d’avoir arrêté de financer la coopérative des fonctionnaires de l’État, qui n’est donc plus capable d’assurer l’hospitalisation des fonctionnaires. « Nous donnons à M. Safadi deux semaines pour effectuer le virement nécessaire à la coopérative, sinon le CCS prendra les mesures qu’il juge nécessaires pour régler cette situation inacceptable », a menacé M. Gharib.
« Ce n’est pas en un seul jour de mobilisation que les choses vont changer », a affirmé M. Gharib, en référence à la grève générale d’hier des organismes économiques. « Notre mouvement va se poursuivre jusqu’à l’obtention de nos droits, car de toute façon nous sommes condamnés à rester vivre dans ce pays, contrairement à certains Libanais, détenteurs de plusieurs nationalités... », a conclu le président du CCS sur une note d’humour bien amère.
La date choisie était la même, mais les revendications différentes. En parallèle à la grève générale d’hier organisée par les organismes économiques, le président du Comité de coordination syndicale (CCS) Hanna Gharib avait appelé à la tenue de rassemblements dans toutes les régions du pays pour « crier le ras-le-bol de tout un peuple, privé de ses droits sociaux les plus élémentaires ». De Tripoli à Zahlé, en passant par Baalbeck, Saïda, Baabda ou Beyrouth, le message était le même : la formation d’un gouvernement capable d’assurer la sécurité des citoyens, l’union et la paix nationale. « Par ces concepts, nous entendons avant tout la réalisation d’une justice sociale, a martelé M. Gharib depuis le ministère de l’Éducation, et c’est uniquement par cette voie-là que le peuple libanais...
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