Le palais Constantin, qui se trouve à Strelna, à 15 kilomètres de l’ancienne capitale impériale russe, accueillera aujourd’hui et demain le G20. HO/AFP
La zone qui entoure le palais Constantin a été transformée en île imprenable : depuis le 22 août, les habitants vivant à proximité ont besoin d’un laissez-passer pour aller chez eux et franchir le check-point qui filtre tous ceux qui pénètrent dans la zone. « Nous sommes sur le pied de guerre », commente donc Tatiana Fiodorova, une habitante de Strelna. « Nous attendons avec impatience la fin de ce cauchemar. Le sommet, c’est pour les grands chefs, pas pour les gens ordinaires », renchérit une autre habitante de l’île, Marina Filipova. Les délégations officielles et les journalistes hébergés à Saint-Pétersbourg pendant le sommet ne pourront ainsi accéder que par bateau au palais de style néoclassique qui donne sur le golfe de Finlande. Les chefs d’État, eux, disposeront sur place d’une vingtaine de pavillons luxueux, aux abords du palais qui tire son nom de Constantin Pavlovitch, fils du tsar Paul 1er, devenu propriétaire des lieux en 1797. « La ville est prête à 100 % pour le sommet », a affirmé récemment le gouverneur de la région, Gueorgui Poltavtchenko, alors que les autorités locales se sont employées à faire réparer des routes et repeindre des bâtiments.
Saint-Pétersbourg, dont l’architecture remarquable en fait la première ville touristique de Russie, a déjà été l’hôte de plusieurs sommets, notamment depuis l’arrivée au pouvoir en 2000 de Vladimir Poutine, né dans l’ancienne capitale impériale. Elle accueille tous les ans en juin un forum économique attirant des chefs d’entreprise et responsables politiques du monde entier, dont la mission est de servir de vitrine à l’économie russe. « Si nous avions organisé le sommet dans un autre endroit, nous aurions dépensé beaucoup plus », a affirmé le chef de l’administration présidentielle Sergueï Ivanov, précisant que la préparation du G20 a coûté 60 millions de dollars.
« Propagande homosexuelle »
Saint-Pétersbourg a fait parler d’elle en 2012 en devenant l’une des premières villes de Russie à voter une loi, adoptée par la suite au niveau national, condamnant la « propagande homosexuelle » devant mineur. Cette loi a provoqué des réactions critiques un peu partout en Europe et aux États-Unis et entraîné des appels au boycott des Jeux olympiques d’hiver organisés en février prochain dans la station balnéaire de Sotchi, au bord de la mer Noire. D’ailleurs, le président américain Barack Obama a plaidé hier à Stockholm en faveur de l’égalité des droits des homosexuels, à la veille de son arrivée en Russie. « Nous partageons le fait de croire en la dignité et l’égalité de tous les hommes. Que nos filles méritent les mêmes chances que nos fils. Que nos frères et sœurs homosexuels doivent être traités de manière égale devant la loi », a affirmé M. Obama lors d’une conférence de presse avec le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt.
(Source : AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine